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Le gouvernement Legault est toujours en période d’évaluation concernant la stratégie à adopter pour le déploiement de la deuxième dose des vaccins Pfizer-BioNTech et Moderna.
Le gouvernement Legault est toujours en période d’évaluation concernant la stratégie à adopter pour le déploiement de la deuxième dose des vaccins Pfizer-BioNTech et Moderna.

Vaccination: William Amos questionne le plan de Québec

Jean-Simon Milette
Jean-Simon Milette
Le Droit
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Le député fédéral de Pontiac, William Amos, exprime son questionnement envers l’actuel plan de vaccination contre la COVID-19 du gouvernement du Québec.

Le gouvernement Legault est toujours en période d’évaluation concernant la stratégie à adopter pour le déploiement de la deuxième dose des vaccins Pfizer-BioNTech et Moderna.

Le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec retarde l’administration de la seconde dose chez les personnes qui en ont reçu une première en expliquant qu’en quelques semaines, une dose du vaccin offre une protection à court terme contre la COVID-19.

Cette décision du Québec est fondée sur l’espoir que l’administration de la première dose du vaccin à un plus grand nombre de personnes sera plus bénéfique à la population.

Pour sa part, le Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI) affirme qu’il faut s’efforcer d’administrer la deuxième dose du vaccin contre la COVID-19 dans les délais prévus.

Dans sa publication de mardi intitulée « Recommandations sur l’utilisation des vaccins contre la COVID-19 », le CCNI écrit que l’intervalle entre les deux doses du vaccin Pfizer-BioNTech doit être d’au moins 19 jours et d’au plus 28 jours. Dans le cas du vaccin de Moderna, l’intervalle établi est d’entre 21 et 28 jours.

« Le plan de vaccination COVID-19 actuel du Québec prévoit administrer la deuxième dose du vaccin trois mois après leur première dose, ce qui ne suit pas les dernières recommandations du Comité consultatif national de l’immunisation ni celles des fabricants de vaccins, sur la base desquelles l’autorisation de Santé Canada a été accordée. Ceux-ci recommandent d’administrer la deuxième dose du vaccin COVID-19 dans les six semaines suivant la première dose », a expliqué le député Amos dans une publication sur sa page Facebook.

« Je pense qu’il est juste de remettre en question la volonté d’administrer la première dose à un nombre maximum de personnes, au risque de réduire significativement son efficacité sans une deuxième dose dans les délais prescrits. »

Le député fédéral de Pontiac, William Amos

M. Amos ajoute que bien que chaque province possède l’autonomie de déterminer son plan de déploiement, il affirme avoir confiance que « tout ajustement au plan de vaccination du Québec sera fondé entièrement et uniquement sur la science ».

« La meilleure façon d’assurer la solidarité est de faire en sorte que tous les Québécois et Canadiens soient efficacement vaccinés conformément aux meilleures preuves scientifiques dont nous disposons », a-t-il ajouté.

Le CCNI précise qu’il sera important de faire le suivi de l’efficacité du vaccin chez les individus pour lesquels la deuxième dose est retardée ou non administrée afin d’éclairer les recommandations futures et de garantir la prise de la deuxième dose le plus rapidement possible.

Avec La Presse canadienne