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Les résidents de l'Outaouais âgés de 85 ans et plus pourront prendre un rendez-vous dès jeudi pour se faire vacciner contre la COVID-19.
Les résidents de l'Outaouais âgés de 85 ans et plus pourront prendre un rendez-vous dès jeudi pour se faire vacciner contre la COVID-19.

Vaccination: prise de rendez-vous dès jeudi en Outaouais

Justine Mercier
Justine Mercier
Le Droit
Olivier Bossé
Olivier Bossé
Le Soleil
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Les résidents de l'Outaouais âgés de 85 ans et plus pourront prendre un rendez-vous dès jeudi pour se faire vacciner contre la COVID-19, alors que la campagne de vaccination de masse en dehors du Grand Montréal doit être lancée dans la semaine du 8 mars.

En point de presse mardi à Montréal, le premier ministre François Legault a annoncé le déclenchement imminent de la campagne de vaccination pour le grand public. Cette campagne s'effectuera selon les priorités établies, de sorte que les Québécois de 85 ans et plus (nés en 1936 ou avant) seront les premiers à y avoir accès.

La grande région de Montréal étant plus durement touchée que le reste du Québec, c'est là-bas que la campagne pour la population sera lancée en premier, soit dès la semaine prochaine. Les autres régions de la province suivront la semaine suivante, a expliqué le ministre de la Santé, Christian Dubé.

En ligne

Malgré cet écart, la prise de rendez-vous sera possible dans l'ensemble du Québec dès jeudi de cette semaine. M. Legault a souligné que la façon «la plus simple» sera de le faire par Internet. Il invite donc les personnes âgées qui n'y ont pas accès ou qui ne savent pas comment s'y prendre à demander à un proche de procéder à la réservation d'un rendez-vous sur la plateforme Québec.ca/vaccincovid. Sinon, il sera aussi possible de le faire par téléphone, au 1-877-644-4545. Les gens doivent avoir leur carte d'assurance maladie en main afin de pouvoir prendre leur rendez-vous.

Le ministre de la Santé, Christian Dubé

Dès l'administration de la première dose, les gens obtiendront une date de rendez-vous pour recevoir la deuxième dose. À l'heure actuelle, le Québec se donne un délai maximal de 90 jours entre les deux doses.

200 000 personnes

Le ministre Dubé a indiqué qu'en dehors de ceux qui demeurent dans les centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) et des résidences privées pour aînés (RPA), il y a environ 200 000 personnes âgées de 85 ans et plus au Québec. Il estime donc que la vaccination pour ce groupe d'âge pourra être complétée en deux semaines.

Christian Dubé a aussi fait savoir que les autorités ont demandé que des organismes communautaires puissent accompagner les personnes avec des problèmes de mobilité ou sans accès à un moyen de transport vers les sites de vaccination, puisque le vaccin Pfizer ne peut pas être déplacé.

Palais des congrès

En Outaouais, le principal site de vaccination a été aménagé au Palais des congrès de Gatineau. Cinq autres sites en périphérie offriront aussi ce service.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO) n'a pas voulu confirmer, mardi, la date exacte de la semaine du 8 mars à laquelle la campagne de vaccination de masse sera lancée dans la région. L'organisation prévoit organiser un point de presse à ce sujet mercredi.

Le CISSSO a récemment indiqué qu'il devrait être en mesure de vacciner de 3000 à 6000 personnes par jour.

12 millions de doses en six mois

Le ministre Dubé continue de croire, comme le promet le premier ministre canadien Justin Trudeau, que tous les Québécois qui le veulent pourront obtenir leurs deux doses d’ici la fin septembre.

Puisqu’on vise à vacciner entre 75% et 80% de la population québécoise, cela représente quelque 12 millions de doses à administrer en six mois ou 26 semaines, soit d’avril à septembre. Un rythme de presque 500 000 doses administrées par semaine, à terme. La collaboration des grandes entreprises a déjà été demandée par le gouvernement pour faciliter la vaccination de masse de leurs employés.

À ce point, la réception de vaccins plus facile à manipuler et à transporter des compagnies Moderna et AstraZeneca simplifiera aussi la logistique. «Si le fédéral livre la marchandise, nous, on va livrer la vaccination», assure M. Dubé.

La machine publique compte actuellement sur 3200 personnes formées pour vacciner. Au plus fort de l’opération, on aura besoin de 1000 vaccinateurs de plus. Les intéressés peuvent offrir leurs services sur jecontribuecovid19.gouv.qc.ca.

Jusqu’ici, tous les résidents des CHSLD, la moitié des résidents des RPA et près de 200 000 travailleurs de la santé ont été vaccinés une première fois.

Le directeur national de la santé publique, Dr Horacio Arruda

Trois semaines avant le plein effet

Le premier ministre Legault n’a quand même pas manqué d’apporter quelques bémols à cette journée de réjouissance.

«Il y a un gros mais, a-t-il insisté. Les personnes vaccinées, ça prend trois semaines avant que le vaccin trouve son plein effet. Aussi, il y a la crainte des nouveaux variants, qui sont plus contagieux», même si les vaccins protègent contre les variants. Parce qu’on ne sait pas encore avec quelle efficacité les vaccins empêchent la transmission, a de son côté précisé le Dr Arruda.

La semaine de relâche scolaire, la semaine prochaine, s’avère donc «un gros test», ajoute M. Legault. «J’avoue qu’on est inquiet. On ne veut pas personne une troisième vague. Si on fait ce qu’on a fait pendant les Fêtes, c’est ce qui nous attend.»

Si tout continue d’aller bien, il promet de nouvelles réouvertures après la relâche, comme les théâtres et salles de spectacles.

Mais on compte pour l’instant 26 cas de souches mutantes du coronavirus au Québec et surtout 486 qui font l’objet d’une enquête plus approfondie, 69 de plus que la veille. 

«Ce n’est pas une augmentation exponentielle, se réjouit le ministre Dubé. Mais c’est quand même environ 10% des cas positifs détectés depuis quelques jours. On va voir si ça monte au cours des prochains jours à 12% ou 15%», un taux qui s’avérerait alors inquiétant.