La présidente de la Société de transport de l'Outaouais (STO), Myriam Nadeau; le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin; la présidente-directrice générale du Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO), Josée Filion, ainsi que Dr Carol McConnery, médecin-conseil en maladies infectieuses à la direction de la Santé publique de l'Outaouais.

Une première clinique COVID-19 ouverte samedi en Outaouais [VIDÉO]

Alors que les autorités de la santé assurent que «c'est tout l'Outaouais qui est mobilisée en ce moment» pour limiter la propagation du nouveau coronavirus, une première clinique désignée COVID-19 ouvrira ses portes samedi à Gatineau, avec une capacité de réaliser 400 tests de dépistage par semaine.

«On n'a pas encore de cas confirmé en Outaouais», a d'entrée de jeu précisé la Dre Carol McConnery, médecin conseil à la direction régionale de la santé publique, lors d'une conférence de presse tenue vendredi après-midi pour faire le point sur la situation. Les autorités veulent limiter le nombre de cas de COVID-19, mais ne se font pas d'illusion. La soixantaine de tests réalisés en date de vendredi après-midi étaient tous négatifs, mais la région n'y échappera pas.

«Quand il y aura un cas, il y aura une mobilisation importante de la santé publique», assure la Dre McConnery. Il importe d'agir «maintenant» afin d'«éviter la courbe [de propagation] très importante de l'Italie», par exemple, «où deux semaines après le premier cas, il y en avait déjà 4000», a-t-elle mentionné.

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La première clinique désignée pour le dépistage sera dans les locaux de La RessourSe, au 135 boulevard Saint-Raymond, dans le secteur Hull. Il ne sera pas permis de s'y présenter sans rendez-vous. «Aucune personne ne sera dépistée sans l'évaluation préalable téléphonique d'une infirmière», a indiqué la présidente-directrice générale du Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO), Josée Filion. «Nous insistons, si vous avez des symptômes de la COVID-19 tels que de la toux et de la fièvre et que vous revenez d'un voyage, vous devez avant tout contacter le 1-877-644-4545», a-t-elle précisé.

Le secteur urbain a été priorisé en raison de la concentration de la population, mais le CISSSO «n'exclut pas la possibilité d'ouvrir des cliniques supplémentaires en fonction de l'évolution de la situation». À l'heure actuelle, le CISSSO estime pouvoir effectuer 400 tests par semaine.

À la RessourSe, les patients devant subir un test de dépistage de COVID-19 passeront par une entrée qui leur sera réservée.

Josée Filion a rappelé que le réseau est confronté à «une situation exceptionnelle qui exige des mesures exceptionnelles». «Au cours des prochains jours, des prochaines semaines, nous verrons à déployer nos employés afin de nous concentrer sur les soins et services essentiels et nécessaires à la population», a-t-elle mentionné. Des infirmières en milieu scolaire seront par exemple appelées en renfort pour offrir d'autres types de soins, tandis que des employés retraités sont aussi invités à participer aux efforts. Certaines activités pourraient être ralenties pour permettre d'affecter des ressources là où les besoins se feront sentir.

Les autorités le répètent, le lavage des mains demeure primordial. Il faut tousser et éternuer dans le creux du coude. Les personnes présentant des symptômes ou qui reviennent de l'étranger doivent éviter les contacts avec les personnes vulnérables comme les aînés, les malades chroniques et les gens dont le système immunitaire est affaibli. «C'est notre responsabilité, comme citoyens, de limiter la propagation du virus», a martelé Mme Filion, qui s'engage à faire le point sur la crise «régulièrement».

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, assure que la Ville est prête à soutenir le réseau de la santé en cas de besoin. «Je ne veux pas faire peur au monde, mais quand on regarder les chiffres de ce qui peut peut-être arriver, c'est sûr que le réseau de la santé pourrait avoir besoin, éventuellement, de centres communautaires, a-t-il mentionné. Est-ce que ça pourrait être des ressources ou des individus qui assurent des fonctions que, dans le réseau, ils ne sont plus capables d'assumer? […] Je ne sais pas, mais on s'entend tous pour dire que l'important, c'est de sauver des vies, c'est de s'assurer que le réseau ait la plus grande marge de manœuvre pour traiter les gens qui vont être touchés.»