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Des chercheurs de l’Institut de recherche Bruyère et de l’Université d’Ottawa tenteront de mieux comprendre comment les anticorps réagissent à la COVID-19 chez les résidents et les employés d’établissements de soins de longue durée.
Des chercheurs de l’Institut de recherche Bruyère et de l’Université d’Ottawa tenteront de mieux comprendre comment les anticorps réagissent à la COVID-19 chez les résidents et les employés d’établissements de soins de longue durée.

Une étude pour mieux comprendre la COVID-19 dans les établissements de soins de longue durée

Émilie Pelletier
Émilie Pelletier
Initiative de journalisme local — Le Droit
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Des chercheurs de l’Institut de recherche Bruyère et de l’Université d’Ottawa tenteront de mieux comprendre comment les anticorps réagissent à la COVID-19 chez les résidents et les employés d’établissements de soins de longue durée de l’Ontario, du Québec et de la Colombie-Britannique.

L’équipe de chercheurs, qui vient de recevoir 3,5 millions $ en subventions fédérales pour cette étude interprovinciale, recrutera plus de 3500 résidents et 2500 travailleurs dans les centres de soins de longue durée.

Les participants fourniront des échantillons de sang pendant plusieurs mois. 

Facteurs d’immunité

Les spécialistes souhaitent comprendre comment divers facteurs d’immunité, comme les anticorps, réagissent à la COVID-19 et aux vaccins. 

«Nous allons comparer la réponse immunitaire chez des personnes qui ont contracté la COVID-19 antérieurement, celles qui ont été vaccinées et celles qui n'ont pas été infectées», a indiqué dans un communiqué le Dr Marc-André Langlois, co-chercheur et professeur dans la Faculté de médecine et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la virologie moléculaire et l'immunité intrinsèque.

Le Dr Marc-André Langlois, co-chercheur

«En reliant les informations que nous obtenons grâce à l'analyse de leur sang aux données sur les soins de santé, nous pourrons suivre les individus dans le temps. Nous pourrons ainsi examiner leurs résultats à long terme après une infection et la durée de la protection qu'ils obtiennent grâce à la vaccination. Nous suivrons l'apparition d'effets indésirables et de maladies graves au fil du temps.»

Pas de système de suivi

Selon la chercheuse à l'Institut de recherche Bruyère et professeure adjointe au Département de médecine familiale à la Faculté de médecine, la Dre Amy Hsu, les établissements de soins de longue durée au Canada n’ont actuellement pas de système de suivi des vaccins. 

La plateforme qu’utiliseront les chercheurs «permettra d’effectuer à l'avenir un meilleur suivi des vaccinations» dans ces centres, juge-t-elle.