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La préfète de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau, Chantal Lamarche 
La préfète de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau, Chantal Lamarche 

Une clinique mobile réclamée dans la Vallée-de-la-Gatineau

Claudia Blais-Thompson
Claudia Blais-Thompson
Le Droit
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Invoquant les délais de vaccination et de dépistage pour la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau, la préfète Chantal Lamarche n’était pas surprise, mardi soir, de basculer vers les mesures spéciales d’urgence. Elle réclame d’ailleurs une clinique mobile de dépistage pour rattraper les retards enregistrés sur ce territoire.

« Quand on est les derniers à être vaccinés dans tout le Québec, quand on est les derniers dans le dépistage, c’est sûr qu’il fallait s’en attendre. On est toujours les derniers », a-t-elle déploré en entrevue avec Le Droit.

Jusqu’à maintenant épargné par les mesures spéciales, elle juge que la direction de la santé publique de l’Outaouais aurait dû demander à Québec de « protéger » les MRC de Papineau, de Pontiac et de la Vallée-de-la-Gatineau lorsque Gatineau et la MRC des-Collines-de-l’Outaouais se sont vues imposer les mesures-chocs par le gouvernement Legault, au début du mois.

«On aurait pu au moins prendre des mesures pour l’éviter […] Je trouve qu’il n’y a pas eu assez de mesures pour nous protéger», poursuit-elle.

Selon l’élue, les décideurs ont oublié les secteurs ruraux de l’Outaouais tout en alléguant qu’il faut décentraliser les pouvoirs.

«Quand il y a un feu de forêt, ils se concentrent sur le feu, mais ils évacuent où les gens peuvent être en danger, ils les protègent. C’est ce qu’il faudrait faire.»


« La centralisation du système de la santé, c’est ça que ça donné. On le voit aujourd’hui. Ça aura pris une pandémie. C’est assez particulier. »
Chantal Lamarche

En moins d’un mois, l’appareil servant à dépister la population a cessé de fonctionner deux fois, selon Mme Lamarche. C’est pourquoi elle réclame qu’une clinique mobile soit rapidement installée dans la Vallée-de-la-Gatineau.

«J’ai envoyé une lettre aujourd’hui à France Dumont et Brigitte Pinard pour faire venir une clinique mobile à Maniwaki. Ça pas de bon sens. La machine est brisée. Qu’est-ce que tu fais? Pourquoi on ne sait pas quand la vaccination sera offerte à tout le monde?»

L’économie de la région
En plus du couvre-feu dès 20h et la fermeture des écoles, les mesures spéciales incluent aussi la fermeture des commerces non essentiels au minimum jusqu’au 25 avril. La préfète craint pour l’avenir incertain des entrepreneurs de la région fragilisés par le virus depuis plus d’un an.

«Il y en a qui ne s’en remettront jamais.»