En plus de réclamer que le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais fournisse en quantité suffisante de l'équipement de protection pour ses membres, l'APTS voudrait que l'organisation prenne «l'initiative de retirer préventivement les femmes enceintes et les personnes immunosupprimées».
En plus de réclamer que le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais fournisse en quantité suffisante de l'équipement de protection pour ses membres, l'APTS voudrait que l'organisation prenne «l'initiative de retirer préventivement les femmes enceintes et les personnes immunosupprimées».

Un syndicat du CISSSO dénonce un manque de matériel de protection

L'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) demande aux dirigeants du réseau de la santé de l'Outaouais de fournir l'équipement de protection nécessaire à ses membres qui doivent continuer de fournir des services essentiels impliquant une présence physique auprès de la clientèle pendant la crise de la COVID-19.

Dans un communiqué diffusé mercredi soir, la représentante nationale de l'APTS, Christine Prégent, déplore que malgré l'état d'urgence sanitaire en vigueur au Québec, «certains établissement se fichent éperdument des consignes» des autorités de santé publique. «Attendons-nous qu’il y ait une mort dans le réseau pour assurer la sécurité du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux?», demande Mme Prégent.

En entrevue, la représentante nationale de l'APTS explique que les visites à domicile font partie des interventions qui doivent se poursuivre, entre autres pour les enfants suivis par la Direction de la protection de la jeunesse. «Les enfants sont sans filet de sécurité en ce moment avec les écoles qui sont fermées», souligne Mme Prégent.

Le même constat est fait pour les intervenants des centres jeunesse. «Les intervenants côtoient les jeunes et certains ont des droits de sortie, donc c'est difficile de suivre leurs contacts», explique Christine Prégent.

Les intervenants n'ont cependant pas accès à tout l'équipement de protection nécessaire, affirme l'APTS Outaouais. Même si des usagers affirment ne ressentir aucun symptôme de la COVID-19, la période d'incubation met à risque les intervenants, note Mme Prégent, qui rappelle que la transmission communautaire est déjà en cours au Québec.

En plus de réclamer que le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais fournisse en quantité suffisante de l'équipement de protection pour ses membres, l'APTS voudrait que l'organisation prenne «l'initiative de retirer préventivement les femmes enceintes et les personnes immunosupprimées».