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Seules les régions de l'Outaouais, de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches ont été visées jusqu'à présent par les mesures spéciales d'urgence.
Seules les régions de l'Outaouais, de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches ont été visées jusqu'à présent par les mesures spéciales d'urgence.

Un retour en zone rouge serait risqué en Outaouais selon l'INSPQ

Justine Mercier
Justine Mercier
Le Droit
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Alors que l'Outaouais reste sous le coup de mesures spéciales d'urgence au moins jusqu'au 9 mai, l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) estime que dans les conditions actuelles, un retour en zone rouge «pourrait occasionner une recrudescence des cas et des hospitalisations».

Vice-présidente associée aux affaires scientifiques à l'INSPQ, la Dre Jocelyne Sauvé a souligné en entrevue avec Le Droit que «le passage de la zone de mesures spéciales d'urgence en zone rouge représente vraiment un saut assez important en termes de relâchement des mesures», de sorte qu'en fonction de la situation épidémiologique actuelle en Outaouais, une bascule au palier rouge causerait «une augmentation qui pourrait être assez importante des cas».

Seules les régions de l'Outaouais, de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches ont été visées jusqu'à présent par les mesures spéciales d'urgence qui imposent la fermeture des écoles primaires et secondaires, la fermeture des commerces non essentiels et le couvre-feu dès 20h. Dans la Capitale-Nationale et dans une partie de Chaudière-Appalaches, les écoles primaires rouvriront lundi prochain, mais pas en Outaouais. Dans le Bas-Saint-Laurent, les mesures spéciales d'urgence seront en vigueur dès samedi, mais les écoles primaires ne seront pas fermées.

La Dre Sauvé note que «la situation est plus stable à Québec qu'en Outaouais» en ce moment, entre autres grâce à «la capacité hospitalière [qui] est plus grande» dans la Capitale-Nationale.

«Le nombre de cas en Outaouais a diminué dans les dernières semaines, donc on voit une belle amélioration», indique la Dre Sauvé, en précisant que le taux de nouveaux cas par 100 000 habitants demeure malgré tout élevé dans la région.

«Quand je regarde votre courbe, […] on est de retour à la situation des 26 et 27 mars, donc ce n'est pas encore passé en dessous de dix cas par 100 000 habitants, donc je pense que les autorités vont attendre que ça diminue» avant d'envisager des allègements, a mentionné la Dre Sauvé.

La vice-présidente associée aux affaires scientifiques à l'INSPQ souligne aussi que le taux de positivité aux tests de dépistage de la COVID-19 demeure «élevé» en Outaouais. «Ça veut dire que malgré tout le dépistage qui est fait, il reste beaucoup de monde qui est infecté.»

Adhésion aux mesures

Avec ses projections, l'INSPQ souligne que la recrudescence anticipée avec un passage en zone rouge des régions soumises aux mesures spéciales d'urgence «dépendra du niveau de transmission communautaire atteint à la levée des mesures». 

«Le retour en classe des élèves du primaire et du secondaire pourrait occasionner une recrudescence des cas, note l'INSPQ. Toutefois, en maintenant une forte adhésion aux autres mesures d’urgence spéciales, les hospitalisations pourraient demeurer stables ou même diminuer.»

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