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Les deux tiers des Québécois qui effectuent du télétravail estiment qu’il s’agit d’une «bonne chose», selon un sondage de la firme Navigator.
Les deux tiers des Québécois qui effectuent du télétravail estiment qu’il s’agit d’une «bonne chose», selon un sondage de la firme Navigator.

SONDAGE | Satisfaction chez les télétravailleurs québécois [VIDÉO]

Justine Mercier
Justine Mercier
Le Droit
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Les deux tiers des Québécois qui effectuent du télétravail estiment qu’il s’agit d’une «bonne chose», surtout en raison des déplacements évités et du gain de temps de qualité à la maison, révèle un sondage de la firme Navigator réalisé pour les Coops de l’information. Reste maintenant à voir si cette migration vers le télétravail perdurera une fois la pandémie derrière nous.

Sur les 1200 répondants du sondage ayant été réalisé du 29 janvier au 1er février, un peu plus du quart (26%) ont indiqué travailler à partir de la maison la majorité du temps.

Parmi toutes les personnes ayant répondu au sondage qui font principalement du télétravail, 68% y voient surtout du positif. Un télétravailleur sur cinq (22%) juge qu’il ne s’agit ni d’une bonne chose, ni d’une mauvaise chose, tandis que 10% des répondants concernés y voient plus d’inconvénients que d’avantages.

Ne pas avoir à se déplacer

Sur l’ensemble des répondants ayant une perception positive du télétravail, 42% estiment que le plus grand avantage est de ne pas avoir à se déplacer pour se rendre au bureau, tandis que 37% jugent que le principal gain est le temps de qualité à la maison.

Les répondants en télétravail qui considèrent que cette manière de gagner leur vie est une mauvaise chose ont de leur côté affirmé, dans plus de la moitié des cas, que les interactions qu’ils ne peuvent plus avoir avec leurs collègues représentent le principal irritant pour eux.

C’est dans la région de Gatineau que la proportion de répondants qui font surtout du télétravail est la plus élevée (32%), une situation qui peut s’expliquer par la présence de la fonction publique fédérale. À l’opposé, seulement 15% des répondants de la région de Trois-Rivières ont indiqué être principalement en télétravail.

Télétravailler même après la pandémie?

Les répondants qui travaillent la majorité du temps à partir de la maison sont très peu nombreux à vouloir retourner au bureau à temps plein lorsque la crise sanitaire le permettra.

Ils sont à peine 17% à vouloir reprendre un mode de vie impliquant des déplacements vers le bureau pour chaque quart de travail.

Le télétravail a donc beaucoup d’adeptes. Tout près des trois quarts des répondants dont le chèque de paie dépend aujourd’hui majoritairement du télétravail souhaitent continuer selon le même modèle après la pandémie, soit tout le temps (dans 31% des cas), soit à temps partiel (dans 43% des cas). Si leur employeur le permet, évidemment.

C’est justement ce qui sera intéressant à surveiller, note André Turcotte, directeur associé chez Navigator. Ce dernier croit qu’il sera «difficile» pour les employeurs de revenir au modèle prépandémie.

Une option «hydride» risque se susciter l’intérêt des travailleurs, croit M. Turcotte, puisque cela permettrait aux employés de renouer avec les collègues tout en ayant droit à des journées sans déplacements.

Méthodologie

Le sondage de la firme Navigator a été réalisé en ligne du 29 janvier au 1er février 2021 avec 2300 Québécois de 18 ans et plus. L’échantillon provincial est de 1200 participants. Les régions du Saguenay–Lac-Saint-Jean, de Sherbrooke, de Québec, de Trois-Rivières et de Gatineau ont été «suréchantillonnées», afin d’assurer un échantillon représentatif de 300 participants dans chaque région. «L’échantillon provincial et les échantillons régionaux sont représentatifs de la population selon les informations les plus récentes de Statistique Canada», précise Navigator. Puisqu’il s’agit d’un échantillon web, il n’y a pas de marge d’erreur. Toutefois, la marge d’erreur pour un échantillon probabiliste équivalent serait de plus ou moins 3 points de pourcentage pour l’échantillon provincial et de plus ou moins 4,9 points de pourcentage pour un échantillon régional de 300 répondants.

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