Le nombre de contaminations officiellement comptabilisées au Royaume-Uni atteint 182 260 cas.
Le nombre de contaminations officiellement comptabilisées au Royaume-Uni atteint 182 260 cas.

Selon Boris Johnson, ses médecins avaient un plan s'il décédait du coronavirus

LONDRES — Les médecins chargés de traiter le premier ministre britannique, Boris Johnson, atteint par le nouveau coronavirus, avaient préparé l'annonce de son décès après son hospitalisation dans le service des soins intensifs, a-t-il indiqué dimanche dans un entretien au tabloïd The Sun on Sunday.

«Ça a vraiment été un moment très dur, je ne le nierai pas», a-t-il dit au journal, s'exprimant pour la première fois en détail sur sa maladie. «Ils avaient une stratégie pour le faire selon un scénario du type "mort de Staline"».

«Je ne me trouvais pas dans un état particulièrement brillant et je savais qu'il y avait des plans de contingence en place. Les médecins avaient toutes sortes de préparatifs pour ce qu'il fallait faire si les choses prenaient mauvaise tournure», a-t-il ajouté.

Boris Johnson, 55 ans, a annoncé le 27 mars avoir contracté la maladie COVID-19, précisant ne présenter que des symptômes légers. Il a été transporté à l'hôpital le 5 avril pour effectuer des analyses par précaution mais, dans les 24 heures, il a été transféré dans le service des soins intensifs.

Boris Johnson, 55 ans, a annoncé le 27 mars avoir contracté la maladie COVID-19.

Le chef du parti conservateur a passé trois jours sous assistance d'oxygène, soulignant à sa sortie de l'hôpital le 12 avril que sa lutte contre le virus «aurait pu aller dans les deux sens». Il a précisé au journal ne pas avoir pensé à un quelconque moment qu'il allait mourir tout en confiant sa contrariété à ne pas aller mieux.

Et il a pris conscience de la situation lorsque les médecins envisageaient de l'intuber pour le placer sous respirateur artificiel.

Il a repris le travail lundi, deux jours avant que sa fiancée n'accouche de leur fils dont le troisième prénom -l'enfant s'appelle Wilfred Lawrie Nicholas Johnson- rend hommage à deux des médecins ayant pris soin du chef de gouvernement -Nick Price et Nick Hart.

Qualifiant avec émotion sa guérison de «chose extraordinaire», M. Johnson a souligné avoir été dans le «déni» au début concernant la gravité de son état.

«Avec le recul, (les médecins) ont eu raison de me forcer» à aller à l'hôpital, a-t-il admis, affirmant que son expérience le rendait encore plus déterminé à combattre cette maladie.

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621 DÉCÈS DE PLUS AU ROYAUME-UNI, TOTAL DE 28 131 MORTS

Le Royaume-Uni a recensé samedi 621 morts supplémentaires dus au nouveau coronavirus, portant le bilan total des décès à 28 131 dans le pays, le deuxième le plus touché en Europe, a annoncé le ministre du Logement, Robert Jenrick.

Le nombre de contaminations officiellement comptabilisées atteint 182 260 cas (+4806), a précisé le ministre lors d’une conférence de presse.

Le Royaume-Uni est le troisième pays au monde le plus durement touché par la maladie Covid-19 en termes de décès, derrière les États-Unis et l’Italie, pays européen qu’il talonne de près.

Critiqué pour avoir tardé à prendre la mesure de la crise et l’insuffisance du dépistage, le gouvernement britannique a annoncé vendredi avoir atteint son objectif de 100 000 tests par jour, qu’il s’était fixé début avril pour la fin du mois.

Mais les résultats fièrement affichés par le gouvernement ont toutefois été critiqués dans les médias car ils tiennent compte aussi des milliers de tests envoyés à domicile, dont les résultats ne sont pas forcément connus.

Même si le Royaume-Uni a «passé le pic» de l’épidémie, selon le premier ministre Boris Johnson, et que le nombre d’hospitalisations recule, aucun assouplissement du confinement, prolongé jusqu’au 7 mai, n’a encore été annoncé.

Pressé de fournir une stratégie de sortie, à l’heure où plusieurs pays ont commencé à assouplir leurs restrictions, le dirigeant conservateur a promis un plan de déconfinement la semaine prochaine, qui doit expliquer comment le gouvernement compte relancer l’économie, rouvrir les écoles et permettre aux Britanniques de retourner au travail en toute sécurité.

Selon le quotidien The Times samedi, une des pistes envisagées serait de demander aux usagers des transports en commun de prendre leur température avant de sortir de chez eux, et d’y rester s’ils ont de la fièvre, un symptôme potentiel de la maladie. AFP