Le sergent Martin Fournel, porte-parole de la police de la MRC des Collines-de-l'Outaouais.
Le sergent Martin Fournel, porte-parole de la police de la MRC des Collines-de-l'Outaouais.

Sa fille coincée... à l’Île-du-Prince-Édouard

Une étudiante originaire de l’Outaouais est coincée à l’Île-du-Prince-Édouard parce qu’elle ne peut traverser le Nouveau-Brunswick sans y avoir préalablement fait une quarantaine de 14 jours.

Le père de la jeune femme est une figure bien connue dans le milieu policier. Le sergent Martin Fournel, porte-parole de la police de la MRC des Collines, a interpellé Le Droit, vendredi.

Sa fille, une universitaire dans la vingtaine, a perdu ses trois emplois à la suite des nombreuses fermetures de commerces liées à la pandémie de COVID-19. Elle a décidé de revenir au foyer familial, en Outaouais, en attendant le passage de la tempête.

«Avant qu’elle parte de là-bas, nous nous sommes informés sur les bonnes façons d’agir, raconte M. Fournel. On nous a dit qu’elle devait s’isoler au Nouveau-Brunswick pendant 14 jours avant de poursuivre sa route vers le Québec», raconte le père médusé.

L’étudiante devait rapporter certains biens en voiture. Elle prévoyait être en mesure de traverser la province néo-brunswickoise sans s’arrêter dans une station-service et limiter ses contacts dans les commerces du Québec, n’achetant que le strict minimum comme l’essence.

Air Canada effectue encore des vols intérieurs entre les Maritimes et l’Aéroport international d’Ottawa. Cette solution a été étudiée par la famille, mais la famille est loin d’être rassurée. «Être ‘jammé’ dans un avion avec plein de gens, c’est ‘OK’, mais pas si tu conduis seule dans une voiture et traverses le Nouveau-Brunswick sans t’arrêter? Où est la logique?» pose le père.

Ce dernier comprend que les policiers font leur travail aux barrages routiers. «Je sais qu’ils exécutent les ordres de leur gouvernement. Mais c’est tout un problème, et on ne doit pas être les seuls dans cette situation.»