La reprise du transport scolaire dans les régions, dont celle de l’Outaouais, la semaine prochaine entraîne son lot d’inquiétudes chez les chauffeurs et chauffeuses d’autobus.
La reprise du transport scolaire dans les régions, dont celle de l’Outaouais, la semaine prochaine entraîne son lot d’inquiétudes chez les chauffeurs et chauffeuses d’autobus.

Reprise du transport scolaire dans les régions: des inquiétudes chez les chauffeurs

La reprise du transport scolaire dans les régions, dont celle de l’Outaouais, la semaine prochaine entraîne son lot d’inquiétudes chez les chauffeurs et chauffeuses d’autobus. Certains pourraient en effet être tentés de ne pas retourner au travail par peur de contracter la COVID-19.

Selon le syndicat Teamsters Canada, il est peu probable que des cloisons soient installées dans les autobus scolaires au cours des prochains jours, «voire même des prochaines semaines», faute de temps.

«Nous avons participé à des rencontres téléphoniques avec des représentants du ministère de l’Éducation et des transporteurs scolaires au cours des deux dernières semaines, indique le président de Teamsters Canada, François Laporte. Notre représentante Sylvie Duval a rapporté les craintes des travailleurs et des travailleuses en matière de santé et de sécurité auprès des représentants du gouvernement.»

Le gouvernement a ainsi répondu aux inquiétudes du syndicat dans un document de la CNESST qui donne une série de consignes afin de rendre l’installation de cloisons de protection le plus sécuritaire possible pour les occupants d’un autobus scolaire.

Le syndicat des Teamsters déplore cependant que ces recommandations «ne soient pas obligatoires».

«Il est donc à prévoir que les moyens de protection mis à la disposition des chauffeurs seront des masques, des gants et... une bouteille de Purell», affirme le syndicat.

Du côté de la Commission scolaire des portages de l’Outaouais (CSPO), on a décidé de refuser l’ajout d’une cloison dans les autobus scolaires.

«Avant de refuser l’ajout d’une paroi souple transparente dans les autobus, la CSPO a demandé l’avis du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES) par souci de la santé et sécurité des chauffeurs d’autobus. Le 28 avril, le MEES a répondu qu’il ne jugeait pas cette solution acceptable. La CSPO a suivi cette recommandation», explique la CSPO dans un courriel envoyé au Droit.