Dans la grande majorité des écoles primaires de l'Outaouais, moins d'un élève sur deux sera de retour en classe le 11 mai, bon nombre de parents ayant tranché en faveur d'une suite de l'apprentissage à la maison.
Dans la grande majorité des écoles primaires de l'Outaouais, moins d'un élève sur deux sera de retour en classe le 11 mai, bon nombre de parents ayant tranché en faveur d'une suite de l'apprentissage à la maison.

Rentrée du 11 mai en Outaouais: moins d'un élève sur deux en classe

Dans la grande majorité des écoles primaires de l'Outaouais, moins d'un élève sur deux sera de retour en classe le 11 mai, bon nombre de parents ayant tranché en faveur d'une suite de l'apprentissage à la maison.

Selon les données provisoires compilées lundi, entre 30 et 55% des écoliers du primaire de la Commission scolaire des Portages-de-l'Outaouais (CSPO) reprendront l'année scolaire là où ils l'avaient laissée à la mi-mars. 

Si le chiffre varie d'un établissement à l'autre, c'est à l'école de la Forêt, dans le secteur Aylmer, où l'on enregistre le taux de fréquentation anticipé le plus élevé sur le territoire urbain, soit 55%. Cette école accueillant habituellement déjà 700 élèves, c'est donc dire qu'environ 385 enfants la fréquenteront durant cette situation exceptionnelle.

«Je ne suis pas très étonnée (des chiffres). Je dirais qu'on s'attendait à moins de la moitié des élèves, alors c'est vraiment le portrait jusqu'à maintenant. Il y a des milieux où il y a un taux plus élevé, c'est variable, mais en général ça oscille entre 35 et 40%», de dire la directrice générale de la CSPO, Nadine Peterson.

La directrice générale de la CSPO, Nadine Peterson

Pour l'heure, il ne sera pas nécessaire de transférer des élèves du primaire entre les murs d'une école secondaire (fermée jusqu'à la fin août), mais ce scénario pourrait être mis de l'avant plus tard en mai en fonction du nombre de nouvelles inscriptions.

«Nous sommes corrects pour l'instant mais tout juste sur la limite dans certaines écoles. Le ratio est de 15 élèves maximum par classe, mais il faut comprendre que selon la grosseur de la classe, il ne peut parfois y en avoir que 12 ou 13. On est en train de regarder avec les équipes de direction pour équilibrer tout cela. Mais si des élèves s'ajoutent dans les semaines suivantes, il se peut très bien qu'on soit obligé d'en envoyer dans les écoles secondaires», note-t-elle. 

De son côté, la Commission scolaire des Draveurs (CSD) a indiqué en fin de journée lundi que le taux de fréquentation variera la semaine prochaine entre 30 et 50% dans ses 26 écoles primaires situées à Gatineau, Cantley et Val-des-Monts.

Il a été impossible de savoir pour l'instant si la CSD aura recours à des locaux dans ses écoles secondaires en raison d'une surpopulation à certains endroits. 

Ils seront près de 1600 élèves sur un total de 4055 à reprendre le chemin des classes à la Commission scolaire au Coeur-des-Vallées (CSCV), soit un taux de fréquentation de 39%. 

«Nos données indiquent que toutes les écoles ont un seuil de présence de moins de 50 % des élèves. Nous croyons donc être en mesure d'accueillir tous les élèves dans leur école habituelle, du moins pour la semaine du 11 mai», a indiqué la secrétaire général, Jasmin Bellavance.


« Il y a des milieux où il y a un taux plus élevé, c'est variable, mais en général ça oscille entre 35 et 40% »
Nadine Peterson

Service de garde moins fréquenté

Fait à noter, il semble que le service de garde sera beaucoup moins utilisé à plusieurs endroits. La CSPO affirme qu'une baisse du recours à ce service allant jusqu'à 50% est dénotée dans certaines de ses écoles, plusieurs parents ayant décidé que leur enfant reviendra à la maison après les heures de classe. 

«Nous sommes aussi en train de réfléchir si on va maintenir des heures identiques pour les services de garde. Puisque les élèves devront demeurer en salle de classe toute la journée, 7h à 18h, c'est un peu long. On compte consulter les conseils d'établissements pour voir s'il y a lieu d'avoir une révision. Mais on ne fera pas exprès pour fermer. Il y a des endroits où les parents arrivent plus tard parce qu'ils travaillent à Ottawa, par exemple, alors qu'à d'autres écoles on est habitués que les enfants repartent plus tôt», explique Nadine Peterson.

Pour la suite des choses, qu'est-ce qui influencera une hausse ou une diminution du nombre d'élèves dans les cinq autres semaines restantes au calendrier scolaire? 

«Je pense que les parents vont être à l'écoute du vécu, de comment ça va se passer. Ils vont questionner les voisins, la famille. C'est ce qui va être décisif. Il y a plein de facteurs qui vont faire que ça changera de semaine en semaine. Autant le bouche à oreille que la situation des parents que la dynamique familiale (travail des parents), qui pourrait être amenée à évoluer», répond la gestionnaire.