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Le ministre responsable de l'Outaouais, Mathieu Lacombe
Le ministre responsable de l'Outaouais, Mathieu Lacombe

Prolongement des mesures en Outaouais: une annonce «nécessaire», dit Lacombe

Claudia Blais-Thompson
Claudia Blais-Thompson
Le Droit
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Le gouvernement Legault a prolongé d’une semaine les mesures spéciales d’urgence pour l’Outaouais. Une nouvelle qui n’est pas «agréable», mais qui est «nécessaire», juge le ministre Mathieu Lacombe.

L’élu responsable de la région de l’Outaouais ne voit pas comment le premier ministre François Legault aurait pu faire autrement. Malgré une baisse des nouveaux cas enregistrés, le portrait épidémiologique de l’Outaouais est entre autres affecté par la fragilité du réseau régional de la santé, a souligné M. Legault en point de presse, mardi.

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«On ne pouvait tout simplement pas se permettre comme région de relâcher les mesures sanitaires alors que les hospitalisations sont aussi nombreuses et que la capacité du réseau ne tient qu’à un fil. […] C’est sûr que oui, il y a une amélioration, mais en même temps il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Il faut encore être prudent», a mentionné M. Lacombe en entrevue avec Le Droit.

Selon lui, si l’hôpital de 600 lits promis par le gouvernement de la CAQ était déjà construit, la région «serait probablement dans une meilleure situation». Lacombe est convaincu que la population «paye un certain prix lié au fait que les précédents gouvernements n’investissaient pas en santé en Outaouais.»

«Rappelez-vous aux dernières élections, le Parti libéral, Maryse Gaudreault et André Fortin en tête, nous disait qu’on n’avait pas besoin d’un nouvel hôpital en Outaouais […] Alors qu’on prive nos citoyens d’aller prendre des marches en soirée notamment parce qu’on manque de lits pour être capable d’hospitaliser les gens qui sont malades. Je pense que leur avis sur la question a probablement évolué.»

Réouverture des écoles et des frontières
Il est encore trop tôt pour prédire un éventuel retour en classe le 10 mai pour les élèves de l’Outaouais, a indiqué M. Lacombe.

«Chaque fois qu’on doit prendre une décision, on regarde les avantages et les inconvénients. Lorsqu’on peut relâcher les mesures, notamment envoyer les enfants à l’école, on le fait. La situation sera à analyser au moment où on devra prendre cette décision.»

Le même travail d’analyse sera aussi fait avant de considérer la réouverture des frontières entre le Québec et l’Ontario, poursuit-il.


« Je ne veux pas présumer de ce que sera la situation dans deux jours ou dans une semaine parce que ça change très rapidement. »
Mathieu Lacombe

«Vacciner, c’est gagner»
Rappelant que la campagne de vaccination contre la COVID-19 «va bien», M. Lacombe souhaite que la population «se laisse imprégner par cet optimiste» afin d’être encouragée par un retour à la vie normale.

«Comme le répète sans relâche notre premier ministre, vacciner, c’est gagner. En Outaouais, il y a une personne sur trois qui a déjà reçu sa première dose de vaccin et la vitesse de croisière continue d’augmenter. Je suis assez confiant. […] On est sur la bonne voie pour que les mesures se relâchent et qu’on puisse revenir à une vie normale, le plus rapidement possible», a-t-il conclu.

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