Port du masque obligatoire à l'intérieur: satisfaction chez les maires de l’Est ontarien 

Plusieurs maires de l’Est ontarien accueillent favorablement la mesure du port du masque obligatoire dans les lieux publics intérieurs, implantée mardi par les quatre bureaux de santé de l’est de la province.

Depuis le début de la pandémie, le Bureau de santé de l’est de l’Ontario a répertorié moins de 170 cas de COVID-19 sur son territoire, dont moins de dix demeurent encore actifs. «Quand on vit en milieu rural, on est moins [importunés] par tout ce trafic [de gens]. Mais malgré ça, est-ce qu’on va porter le masque, si ce n’est juste que pour sauver une vie? Oui», affirme le maire du canton de Champlain, Normand Riopel. 

Le médecin hygiéniste au BSEO, le Dr Paul Roumeliotis, a effectivement déclaré il y a déjà plusieurs semaines que la courbe de l’Est ontarien était aplatie. Les quelques nouveaux cas qui s’ajoutent au bilan quotidien de l’Est ontarien le font de façon très disparate et isolée.

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Pourtant, les maires demeurent aux aguets et se disent prêts à faire respecter coûte que coûte la nouvelle mesure. 

«On pense qu’on est hors danger. Je m’excuse, mais en regardant à travers le monde, on le voit que la deuxième vague est déjà bien là ! Ça n’a pas d’allure le nombre de gens chaque jour qui [sont déclarés] positifs. C’est effrayant», dénote le maire de Casselman, Daniel Lafleur. 

«Si [les gens] ne veulent pas porter le masque dans les endroits publics, qu’ils restent à la maison. C’est simple. Tu n’es pas obligé de le porter, mais reste chez vous», s’insurge pour sa part le maire de La Nation, François St-Amour.

Son homologue du canton de Champlain abonde dans le même sens. «C’est aux propriétaires [des entreprises] de jeter [ces gens-là] dehors. Je suis 100% d’accord avec ça. C’est à nous de porter nos culottes. Si ma mère meurt ou ton père meurt ou un proche de n’importe qui décède, il va être trop tard. Faut prendre nos mesures, prendre nos précautions et il faut être alertes», ajoute Normand Riopel. 

Daniel Lafleur indique par ailleurs que si les bureaux de santé n’avaient pas opté pour cette réglementation commune en début de semaine, la municipalité l’aurait éventuellement fait elle-même. 

«La semaine passée, je faisais mon épicerie et je regardais le nombre de personnes qui portaient le masque. On était peut-être quoi, 4-5%? La balance des gens ne le portait pas, déplore-t-il. Il faut absolument que les gens commencent à comprendre comment c’est important le masque.»