À l’heure actuelle, près d’une centaine de pays imposent le port du masque, partout ou dans certains endroits publics. Ici, le Centre Rideau avise sa clientèle de la nouvelle règle.
À l’heure actuelle, près d’une centaine de pays imposent le port du masque, partout ou dans certains endroits publics. Ici, le Centre Rideau avise sa clientèle de la nouvelle règle.

Port du masque: comment convaincre pour les nuls 

Foi d’expert, il n’y a pas de recette magique pour amener une population à changer ses habitudes, observe le professeur au département de communication de l’Université d’Ottawa Luc Bonneville.

« Si on avait la recette magique, tous les problèmes de santé publique seraient réglés », résume l’expert en promotion de la santé. La sensibilisation est loin d’être une science exacte : inévitablement, il y aura des récalcitrants.

Dans le cas du port du masque, obligatoire dans les lieux publics clos d’Ottawa depuis mardi, « il faut se mettre à la place de la population», avance-t-il.

«Au Québec, entre autres, il y a deux ou trois mois, on ne recommandait pas le port du masque. Ensuite, on a dit que ça pourrait effectivement être utile pour certaines personnes », souligne-t-il.

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Maintenant, alors que la capitale l’impose, Gatineau ne le fait pas. Et jeudi, la question restait en suspens dans l’ensemble du Québec, sauf à Montréal. « Inévitablement, les gens vont faire des comparaisons. On peut comprendre qu’ils soient confus. »

Si une attitude doit être changée sur-le-champ, continue Luc Bonneville, la décision de l’imposer doit être ferme et des mesures répressives doivent être adoptées. « Avec tous les inconvénients qui peuvent en découler, nuance-t-il. Il risque aussi d’y avoir des disputes dans certains commerces. »

Luc Bonneville rappelle une méthode hautement efficace : la pression des pairs. « La santé publique, ce n’est pas seulement les agences de santé, dit-il. C’est aussi les lieux de travail, les entreprises, les organisations, les milieux sportifs et communautaires. Ça doit venir de là aussi. »