Alors que les chiffres officiels iraniens sont jugés largement sous-estimés à l’étranger, mais aussi à l’intérieur du pays, certains responsables sanitaires iraniens se sont alarmés d’une possible recrudescence du virus.
Alors que les chiffres officiels iraniens sont jugés largement sous-estimés à l’étranger, mais aussi à l’intérieur du pays, certains responsables sanitaires iraniens se sont alarmés d’une possible recrudescence du virus.

Plus de 90 000 cas officiellement confirmés en Iran

TÉHÉRAN — L’Iran a passé le cap des 90 000 infections au nouveau coronavirus, selon les chiffres officiels publiés dimanche à Téhéran, qui font aussi état du nombre le plus bas de morts quotidiennes dues à la maladie depuis la mi-mars.

Entre samedi midi et dimanche à la mi-journée, les autorités sanitaires ont recensé 1153 nouvelles contaminations, portant le total des cas confirmés de nouveau coronavirus à 90 481, a indiqué Kianouche Jahanpour, porte-parole du ministère de la Santé.

Dans le même temps, 60 décès supplémentaires dus au virus ont été enregistrés, ce qui porte à 5710 morts le bilan de la pandémie en Iran, a ajouté M. Jahanpour lors de son point de presse quotidien.

Il s’agit du nombre de décès journaliers le plus bas annoncé par le ministère depuis le 10 mars.

L’Iran, qui a annoncé ses premiers cas de contamination en février, est de loin le pays le plus touché par le nouveau coronavirus au Moyen-Orient.

Même si le bilan mortel quotidien de la pneumonie virale est en «forte baisse», il convient de continuer à respecter les consignes sanitaires et les règles de distanciation sociale, a déclaré M. Jahanpour.

Depuis le 11 avril, l’État a autorisé une réouverture progressive des commerces et a levé les restrictions sur les déplacements à l’intérieur du pays.

Écoles, universités, mosquées, sanctuaires chiites, cinémas, stades et autres lieux de regroupement restent néanmoins fermés dans tout le pays, qui vit depuis samedi au rythme du ramadan.

Alors que les chiffres officiels iraniens sont jugés largement sous-estimés à l’étranger, mais aussi à l’intérieur du pays, certains responsables sanitaires iraniens se sont alarmés d’une possible recrudescence du virus.

Cité samedi par l’agence semi-officielle Isna, le coordinateur de la lutte contre l’épidémie de COVID-19 dans la capitale, Aliréza Zali, critiquait ainsi des réouvertures de magasins «à la hâte» risquant selon lui de créer de «nouvelles vagues» de contamination et de «compliquer le contrôle de l’épidémie».

Un autre haut responsable du ministère de la Santé a émis des craintes similaires pour d’autres provinces durement touchées.

Les autorités ne donnent plus le détail des contaminations et décès par province, mais la province de Téhéran passe pour être parmi les plus touchées si ce n’est la plus touchée par l’épidémie.