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Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin
Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin

Outaouais en zone rouge: Pedneaud-Jobin «frustré», mais comprend la décision

Jean-Simon Milette
Jean-Simon Milette
Le Droit
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Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, s’est dit frustré du fait que l’Outaouais demeure en zone rouge, mais préfère tout de même se rallier aux explications de la santé publique régionale.

L’annonce du gouvernement du Québec mardi concernant les mesures d’assouplissement dans les régions en zone orange a soulevé plusieurs interrogations en Outaouais, si bien que la santé publique de la région a dû justifier mercredi la décision de demeurer en rouge.

Bien qu’il s’est dise satisfait des explications fournies par les autorités de santé publique de l’Outaouais mercredi, le maire Pedneaud-Jobin ne cache pas sa frustration envers le sous-financement du réseau de santé en Outaouais depuis des années.

« On fait beaucoup de délestage, mais on veut reprendre les rendez-vous le plus rapidement possible pour des gens qui en ont besoin, notamment pour les chirurgies. Il reste aussi une certaine menace COVID qu’il ne faut pas prendre à la légère. Il y a des cas actifs et des éclosions dans des résidences pour personnes âgées. Il y a aussi le fait qu’il y a des variants très virulents qui pourraient entrer à Gatineau par l’Ontario », a expliqué le maire en mêlée de presse mercredi.

« Tous ces points-là me réconcilient avec leur décision, mais je tiens à réitérer nos frustrations. Si on n’avait pas été négligé dans le réseau de la santé depuis trente ans, on aurait des ressources humaines et un réseau capable de faire face au nombre de cas qu’on a et qui est déjà très limité. [...] On ne parle pas du fait qu’à Gatineau on est les meilleurs dans les grandes villes au Québec et de loin. C’est pour ça que les gens sont frustrés et la frustration, je la partage complètement. Sauf qu’à partir du moment où la santé publique nous dit qu’il y a encore un facteur de risque important, on exprime nos frustrations, mais on continue d’être disciplinés », ajoute-t-il.


« Même ces derniers mois on s’en est bien sorti en l’absence de barrages. »
Maxime Pedneaud-Jobin

M. Pedneaud-Jobin estime que le manque de communication entre le gouvernement et la population de l’Outaouais peut être un facteur qui explique cette frustration.

« Il faut communiquer plus, expliquer plus et expliquer souvent dans une situation de crise. Les gens peuvent ne pas être d’accord, mais je pense qu’il faut communiquer beaucoup plus pour qu’on comprenne [les décisions du gouvernement]. »

Le ministre responsable de l’Outaouais avait mentionné au Droit mercredi que la tendance à la baisse au niveau de la propagation de la COVID-19 pourrait faire basculer la région en zone orange d’ici deux semaines.

« J’ai de l’espoir parce que quand j’écoutais la directrice de la santé publique elle disait qu’on vient de vivre 7 à 10 jours de baisse. Si on avait deux semaines de plus, ça pourrait consolider le fait que ça va vraiment mieux en termes de contagion », détaille le maire gatinois.

Selon M. Pedneaud-Jobin, bien que la proximité avec l’Ontario représente un enjeu important, le gouvernement québécois n’a pas besoin d’imposer plus de restrictions pour limiter les déplacements interrégionaux avant d’assouplir les mesures en Outaouais.

« Depuis le début, on n’a pas vu de mouvement de masse d’un côté de la frontière à l’autre. Les gens ont été raisonnables. Le couvre-feu est, pour moi, un facteur qui joue un rôle important. Donc je ne sais pas si on a besoin de plus de mesures que ce qu’on avait, parce que même après avoir arrêté les barrages, notre taux d’infection est resté extrêmement bas. Même ces derniers mois on s’en est bien sorti en l’absence de barrages. »