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Mathieu Lacombe, ministre responsable de l'Outaouais
Mathieu Lacombe, ministre responsable de l'Outaouais

L'Outaouais «tout près» de la zone orange selon Lacombe [VIDÉO]

Justine Mercier
Justine Mercier
Le Droit
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L'Outaouais est «tout près» de pouvoir passer en zone orange, un changement qui «pourrait arriver dans les prochaines semaines» selon le ministre responsable de la région, Mathieu Lacombe.

En regardant la tendance dans le nombre de nouveaux cas de COVID-19 et dans le nombre de cas actifs, bien des citoyens de l'Outaouais avaient une seule question en tête, mardi, après avoir appris que la région demeurera en zone rouge au moins jusqu'au 22 février: pourquoi? Pourquoi ne pas avoir inclus l'Outaouais avec les six régions qui basculeront en zone orange dès lundi prochain?

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« En ce moment, la direction régionale de santé publique, elle nous dit qu'on n'a pas ce que ça prend pour passer au orange, mais qu'on est vraiment tout près, donc ça pourrait arriver dans les deux prochaines semaines. »
Mathieu Lacombe

Après avoir annoncé que les explications de la santé publique régionale arriveraient seulement jeudi, le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO) s'est ravisé et a convoqué les médias pour un point de presse mercredi après-midi.

Explication

Avant cette mise au point du CISSSO, c'est le ministre Mathieu Lacombe qui a tenté d'expliquer le maintien de l'Outaouais en zone rouge.

«Je comprends que ça peut avoir l'air simple comme calcul», a-t-il mentionné en entrevue. Certes, le nombre de cas actifs, le nombre de nouveaux cas et les éclosions sont considérés, note M. Lacombe. «Mais on regarde aussi la capacité de notre réseau de santé et on regarde l'emplacement géographique, dit-il. On est collés sur Ottawa, [il y a] 1,5 million de personnes au total dans notre grande région, donc on ne peut pas se comparer au Saguenay, ce n'est pas la même chose. On ne s'arrête pas juste aux colonnes de chiffres. Il faut aussi exercer un jugement et c'est ce que la santé publique a fait. En ce moment, la direction régionale de santé publique, elle nous dit qu'on n'a pas ce que ça prend pour passer au orange, mais qu'on est vraiment tout près, donc ça pourrait arriver dans les deux prochaines semaines.»

Données encourageantes

Le ministre Lacombe observe lui aussi des données encourageantes en Outaouais. Alors que la région frôlait les 500 cas actifs au début janvier, il n'y en a qu'une centaine, un mois plus tard. Une tendance à la baisse est aussi observée dans le nombre de nouveaux cas rapportés chaque jour.

«Ça va quand même bien, mais il faut que ça se poursuive dans le temps, il faut qu'on assure que c'est une tendance, plaide-t-il. […] La santé publique nous dit qu'on n'a pas ce que ça prend pour être orange, mais on approche. On approche du moment où on pourra faire des annonces plus agréables et plus populaires aussi. Je ne suis pas fou, je comprends bien que les gens, pour beaucoup, ne sont pas contents et se posent des questions.»

Le ministre responsable de l'Outaouais se dit conscient du tiraillement généré par les restrictions dans les différentes sphères de la société. Des gens d'affaires peinent par exemple à comprendre la décision de garder l'Outaouais en rouge, tandis que des professionnels de la santé disent craindre une troisième vague.


« Je comprends que parfois, c'est émotif pour les citoyens, mais moi, je pense qu'il faut absolument – absolument – se ranger derrière notre santé publique. »
Mathieu Lacombe

«Je comprends que parfois, c'est émotif pour les citoyens, mais moi, je pense qu'il faut absolument – absolument – se ranger derrière notre santé publique, qui n'a rien à gagner non plus à avoir des mesures restrictives, a mentionné M. Lacombe. […] Ce que la santé publique m'a dit, sans l'ombre d'un doute, c'est qu'il valait mieux être plus prudents et attendre, même si on est à la limite.»

La capacité du réseau

La fragilité du réseau de la santé de l'Outaouais, bien présente même avant la pandémie, est l'un des éléments ayant été pris en considération dans la plus récente décision des autorités. «C'est un des facteurs, c'est clair, souligne Mathieu Lacombe. En même temps, oui, c'est sûr qu'on a eu un retard accumulé important en Outaouais, mais il faut aussi que je vous dise que dans beaucoup de régions, ce facteur-là n'est pas reluisant.»