Les équipes de santé publique d’Ottawa et de l’Outaouais ont voulu lancer un message commun, lundi, en implorant les résidents de la grande région de la capitale de restreindre leurs contacts au maximum et d’«aller plus loin que les mesures de base».
Les équipes de santé publique d’Ottawa et de l’Outaouais ont voulu lancer un message commun, lundi, en implorant les résidents de la grande région de la capitale de restreindre leurs contacts au maximum et d’«aller plus loin que les mesures de base».

L'Outaouais et Ottawa font front commun: «allez plus loin que les mesures de base»

Justine Mercier
Justine Mercier
Le Droit
Julien Paquette
Julien Paquette
Le Droit
Les équipes de santé publique d’Ottawa et de l’Outaouais ont voulu lancer un message commun, lundi, en implorant les résidents de la grande région de la capitale de restreindre leurs contacts au maximum et d’«aller plus loin que les mesures de base».

Chaque jour, des personnes ayant reçu un diagnostic de COVID-19 rapportent avoir eu des contacts étroits des deux côtés de la frontière interprovinciale, soulignent les directrices de la santé publique de Santé publique Ottawa (SPO) et du Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO), la Dre Vera Etches et la Dre Brigitte Pinard.

Afin de souligner cette dynamique régionale, les deux expertes ont pris par à un point de presse conjoint lundi après-midi, une première depuis le tout début de la crise dans la région à la mi-mars.

«Nous sommes deux villes avec un seul message, a mentionné d’entrée de jeu la Dre Etches. Les niveaux de COVID-19 sont trop élevés dans nos communautés et nous devons agir maintenant pour ralentir la propagation dans la région de la capitale du Canada.»

La directrice de la santé publique d'Ottawa, la Dre Vera Etches

Son homologue de l’Outaouais a renchéri en affirmant que «nous n’avons pas le choix d’agir». «Si nous ne faisons collectivement tous les efforts nécessaires à ce stade-ci, les cas vont simplement continuer à augmenter et nous allons vivre collectivement les conséquences», a averti la Dre Pinard.

Cette dernière explique que les équipes chargées d’effectuer des suivis auprès des contacts étroits de personnes qui contractent le nouveau coronavirus des deux côtés de la rivière travaillent ensemble régulièrement. Plusieurs résidents de l’Outaouais et d’Ottawa côtoient des gens qui habitent de l’autre côté de la rivière des Outaouais.

«C’est fréquent […], je peux vous dire que c’est même quotidien, souligne la Dre Pinard au sujet du nombre de personnes infectées qui signalent avoir côtoyé un résident de l’Ontario. Notre population se déplace des deux côtés de la rivière pour travailler, pour fréquenter des établissements d’enseignement supérieur, pour magasiner et socialiser.»

La directrice de la santé publique de l'Outaouais, la Dre Brigitte Pinard

Les deux expertes en santé publique signalent qu’elle ne s’inquiètent pas d’éventuels ajouts de restrictions d’un côté de la rivière des Outaouais ou de l’autre.

«Pour moi, notre conseil à la population est le même maintenant et sera probablement le même dans un mois. Même si les couleurs changent, les actions qui peuvent faire une différence sont les mêmes. […] C’est la distanciation physique et réduire le nombre de contacts étroits», affirme la Dre Etches.

Malgré certaines différences entre les restrictions imposées par les deux provinces voisines, Brigitte Pinard et Vera Etches ne croient pas qu’un contrôle frontalier soit nécessaire. La directrice de la santé publique du de l'Outaouais n’écarte toutefois pas entièrement la possibilité de limiter à nouveau les déplacements sur les ponts interprovinciaux.

«C’est une mesure qui pourrait être planifiée, advenant que la région de l’Outaouais soit au palier rouge. Je vous dirais qu’avant toute chose, les mesures essentielles sont en lien avec les rassemblements. Il faut les éviter le plus possible pour limiter nos contacts étroits», explique la Dre Pinard.