Karyn Boswell, fondatrice du sanctuaire Penny Lane Farm
Karyn Boswell, fondatrice du sanctuaire Penny Lane Farm

Levée de fonds difficile pour un sanctuaire de l’Est ontarien

Difficile pour les petits organismes à but non lucratif de récolter des fonds pendant la pandémie de la COVID-19. Les événements caritatifs sont annulés en bloc et les collectes de fonds sont moins fructueuses. Le sanctuaire animalier Penny Lane Farm, à Saint-Pascal-Baylon, dans l’Est ontarien, s’est tourné vers le web afin d’espérer subvenir aux besoins des animaux qu’il héberge. 

Le sanctuaire Penny Lane Farm est un pensionnat pour les animaux de la ferme (chevaux, vaches, canards, moutons, etc.) issus de situations de maltraitance, de négligence ou destinés à l’abattoir. «Notre mission est de leur donner un espace sûr pour vivre; où ils ne sont pas utilisés. Nous essayons d’être compatissants», souligne Karyn Boswell, fondatrice du refuge. «Nous avons un cheval qui vient de Windsor, en Ontario. Il a probablement été l’un des pires cas de maltraitance des 20 dernières années. Lorsqu’on l’a accueilli il y a six ans, il avait été torturé physiquement et souffrait de malnutrition».

Pour collecter des fonds, le sanctuaire planifie annuellement quatre journées portes ouvertes pour le public. «Nous organisons un grand barbecue végétalien et une vente de pâtisseries. Ces jours-là, nous recevons généralement la visite de 400 personnes. C’est assez populaire», indique Mme Boswell. 


« [...] C’est une grande partie de notre collecte de fonds habituelle qui est en danger en ce moment. »
Karyn Boswell

Cette année, à cause de la COVID-19, le refuge s’est vu dans l’obligation d’annuler toutes ses collectes de fonds. «C’est annulé pour l’été au moins, et il semble de plus en plus possible que ce soit annulé pour le reste de l’année aussi». Pour l’organisme, cela signifie pas de visites du public, pas de tournées des lieux, rien qui lui permet d’amasser des fonds pour subvenir aux besoins des 85 animaux du pensionnat. «Nous avons des donneurs mensuels qui continuent de nous soutenir, mais c’est une grande partie de notre collecte de fonds habituelle qui est en danger en ce moment». 

Le sanctuaire Penny Lane s’est donc tourné sur le web en espérant récolter un tant soit peu du montant amassé lors des portes ouvertes annuelles habituelles. Plusieurs items en tout genre sont mis aux enchères via le site web et la page Facebook de l’organisme. «Nous cherchons d’autres moyens de collecter des fonds virtuellement, pour que les gens connaissent notre histoire».  Même si Karyn Boswell se dit encouragée par la réponse reçue des internautes jusqu’à présent, elle est consciente que malgré ses efforts, elle devra parcourir un chemin beaucoup plus hasardeux pour atteindre ses objectifs de financement. «Après tout, on essaie de susciter l’intérêt des gens pour le sanctuaire sans qu’ils l’aient visité. C’est très difficile». 

Mais Mme Boswell demeure optimiste. «On verra. Il reste du temps à l’enchère. J’espère que les gens voudront connaître notre histoire». 

Les gagnants de l’enchère seront d’ailleurs dévoilés le 8 juin prochain.