Chantal Théoret, propriétaire du Ben et Florentine d'Aylmer
Chantal Théoret, propriétaire du Ben et Florentine d'Aylmer

Les restaurateurs de l’Outaouais prêts pour la réouverture des salles à manger

Jean-Simon Milette
Jean-Simon Milette
Le Droit
Julien Coderre
Julien Coderre
Le Droit
Le gouvernement du Québec devrait annoncer lundi la réouverture des salles à manger des restaurants partout à travers la province à compter du 15 juin. Pour des restaurateurs de l’Outaouais, il y a encore plusieurs points d’interrogation entourant cette éventuelle réouverture.

Les restaurateurs de la région disent avoir hâte de rouvrir leurs salles à manger. Cependant, cette réouverture soulève plusieurs questions concernant les mesures sanitaires qui devront être mises en place pour assurer la sécurité des clients.

« On va être prêts », lance le propriétaire de la Cage aux Sports à Gatineau, Jacques Laviolette. « C’est sur qu’il y a beaucoup de questions sans réponse pour le moment concernant les mesures qui devront être mises en place. De notre côté, on va avoir une réunion en début de semaine et évaluer nos options. Il y a présentement 2 ou 3 scénarios envisageables qui nous permettraient d’être rentables et de demeurer sécuritaires pour nos clients. »

De son côté, la propriétaire du Ben et Florentine d’Aylmer Chantal Théoret indique qu’elle s’adaptera aux consignes sanitaires imposées par le gouvernement du Québec. « On va être prêt, dit-elle. On a une rencontre mardi pour prendre connaissance des mesures officielles qui seront mises en place et on va se plier aux directives gouvernementales. On n’a pas le choix. »

Un autre restaurateur de l’Outaouais, qui préfère garder l’anonymat, a indiqué au Droit que la réouverture représente un véritable casse-tête pour les propriétaires de restaurants.

« C’est une très bonne nouvelle, mais c’est compliqué à gérer. Qu’est-ce qu’on va avoir le droit de faire ? Ça reste encore flou dans notre tête. Les gens qui vont vouloir réserver sur une terrasse par exemple, ils ne pourront pas rentrer à l’intérieur s’il pleut et qu’on a déjà maximisé notre capacité d’accueil. Ça va être toute une aventure. »

« Oui, on va rouvrir, mais on ne sait pas quand et sous quelles conditions, c’est de l’inconnu. Déjà quelle rentabilité n’est pas toujours là, avec les mesures de sécurité en plus, ça va être difficile.»

À la Cage aux Sports de Gatineau, bien que le service de livraison ait roulé à plein régime, l’annonce de la réouverture des salles à manger permet au propriétaire de pousser un soupir de soulagement.

Service en ligne

En raison de la pandémie de COVID-19, les restaurateurs ont dû développer un service en ligne accrue afin d’être en mesure de poursuivre leurs activités et s’assurer de recevoir revenu malgré la fermeture des salles à manger.

À la Cage aux Sports de Gatineau, bien que le service de livraison ait roulé à plein régime, l’annonce de la réouverture des salles à manger permet au propriétaire de pousser un soupir de soulagement.

« Il est temps que ça rouvre. C’est sur qu’on a continué d’offrir un certain service de livraison, mais ça ne nous permet pas de tout couvrir nos dépenses », explique M. Laviolette.

Chez Ben et Florentine, le service en ligne aura aussi permis de desservir la fidèle clientèle du restaurant, mais demeure tout de même insuffisant pour permettre à l’établissement d’être rentable.

« On ne fait que survivre et on ne veut pas que les clients nous oublient, souligne Mme Théoret. C’est pour ça qu’on continue. On est un restaurant de déjeuner-dîner donc ce n’est pas évident de fonctionner seulement avec le système de livraison pour un restaurant comme le nôtre. »