Les passagers des vols au départ ou à destination d'un aéroport canadien devront démontrer qu'ils ont un masque non médical ou un couvre-visage au moment de l'embarquement.
Les passagers des vols au départ ou à destination d'un aéroport canadien devront démontrer qu'ils ont un masque non médical ou un couvre-visage au moment de l'embarquement.

Les passagers aériens devront avoir un masque dans leur bagage à main

MONTRÉAL — Les passagers aériens devront dorénavant être munis d'un masque non médical ou d'un «couvre-visage» pour voyager, sans quoi ils pourraient se voir refuser l'accès à bord.

À compter de lundi, les voyageurs «seront invités» à se couvrir le nez et la bouche lorsqu'il est impossible de se tenir à distance des autres, ainsi qu'aux points de contrôle des aéroports lorsque les agents ne peuvent maintenir la distanciation sociale de deux mètres, a indiqué vendredi le ministère fédéral des Transports dans un communiqué. Ils devront aussi se couvrir le nez et la bouche si un employé du transporteur aérien le demande.

Les passagers de tous les vols au départ ou à destination d'un aéroport canadien devront donc démontrer qu'ils ont un masque non médical ou un couvre-visage au moment de l'embarquement, sans quoi ils ne seront pas autorisés à poursuivre leur voyage.

Air Canada a en outre confirmé vendredi rendre obligatoire le port du couvre-visage pour ses clients et ses équipages, soulignant qu'il s'agissait d'«une mesure de protection supplémentaire qu'elle recommandait déjà».

Cette exigence s'appliquera à différents endroits dans les aéroports canadiens, au cours de l'embarquement ainsi que du vol, dans les circonstances que le personnel d'Air Canada jugera incompatibles avec la distanciation physique, a affirmé le transporteur par communiqué.

Il sera demandé aux voyageurs d'abaisser leur couvre-visage pour faciliter la vérification de leur identité à l'enregistrement, comme l'exige la réglementation canadienne, a précisé Air Canada.

À bord, les clients devront porter leur couvre-visage.

Les clients peuvent apporter leur propre couvre-visage, qui peut être une écharpe ou tout autre article similaire en tissu.

Les masques médicaux continuent d'être réservés aux travailleurs de première ligne.

Sur les traversiers et navires, les voyageurs sont invités à porter des masques non médicaux ou des couvre-visages «autant que possible», lorsqu'ils ne peuvent respecter la distanciation sociale, a indiqué le ministère fédéral des Transports. Les passagers pourraient se voir refuser l'embarquement s'ils refusent de se conformer aux directives du transporteur maritime.

Dans le train, l'autobus ou l'autocar, les passagers sont eux aussi «vivement encouragés» à porter un masque non médical ou un couvre-visage «autant que possible». L'exploitant de ces modes de transport pourrait exiger des passagers qu'ils se couvrent le nez et la bouche lorsque la distanciation sociale n'est pas possible.

En application dès lundi

Ces mesures, annoncées vendredi par le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, entreront en vigueur lundi prochain à midi.

«Les Canadiennes et les Canadiens devraient continuer de suivre les recommandations de santé publique et rester à la maison si possible, rappelle d'abord le ministre Garneau dans un communiqué. Cependant, si vous devez voyager, le port d'un couvre-visage est une autre mesure que vous pouvez prendre pour protéger ceux qui vous entourent, surtout lorsqu'il est impossible de respecter les lignes directrices sur l'éloignement physique.»

L'administratrice en chef de la santé publique du Canada, Theresa Tam, a indiqué le 6 avril que le port d'un masque non médical ou d'un couvre-visage sur le nez et la bouche constituait finalement une autre façon d'empêcher la contamination des personnes et des surfaces par les gouttelettes respiratoires que l'on produit, lorsque la distanciation sociale est difficile. La docteure Tam rappelait que des personnes asymptomatiques avaient pu transmettre le nouveau coronavirus.

Le masque non médical ne constitue pas, par contre, un moyen efficace pour éviter soi-même d'être infecté. Les autorités rappellent aussi que les pratiques actuelles de santé publique et d'hygiène, comme la distanciation sociale et le lavage fréquent des mains, demeurent les méthodes les plus efficaces pour limiter la propagation du coronavirus.