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«La région où c'est le plus difficile, c'est l'Outaouais», a laissé tomber le premier ministre François Legault, mardi après-midi.
«La région où c'est le plus difficile, c'est l'Outaouais», a laissé tomber le premier ministre François Legault, mardi après-midi.

Les mesures spéciales d'urgence encore prolongées en Outaouais [VIDÉO]

Justine Mercier
Justine Mercier
Le Droit
Olivier Bossé
Olivier Bossé
Le Soleil
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Avec son réseau de la santé déjà «serré» avant la pandémie, l'Outaouais a atteint sa «limite» d'hospitalisations de patients atteints de la COVID-19, forçant le gouvernement à prolonger d'une autre semaine les mesures spéciales d'urgence en vigueur dans la région depuis le début avril.

«La région où c'est le plus difficile, c'est l'Outaouais», a laissé tomber le premier ministre François Legault, mardi après-midi, en annonçant que la situation actuelle en Outaouais impose le maintien des mesures spéciales d'urgence au moins jusqu'au 9 mai. 

Le couvre-feu continuera donc de commencer à 20h en Outaouais, tandis que les écoles primaires et secondaires resteront fermées, tout comme les commerces non essentiels. Tout en mentionnant que «les mesures fonctionnent» et que «la situation s'améliore» à l'échelle provinciale, M. Legault a souligné que le portrait épidémiologique de l'Outaouais est moins reluisant – entre autres à cause de la fragilité du réseau régional de la santé.

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Plus aucune marge de manœuvre

Le premier ministre a notamment indiqué que le taux de positivité des tests de dépistage effectués en Outaouais est beaucoup plus élevé que ce qui est observé pour l'ensemble du Québec. La récente flambée de nouveaux cas de COVID-19 a de son côté causé une forte pression sur le réseau hospitalier. Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais «a vraiment atteint la limite du nombre de lits qui étaient prévus pour les patients COVID, donc il y a des patients qui ont été transférés dans les Laurentides», a déclaré M. Legault. 

Le réseau régional n'a donc plus aucune marge de manœuvre, a ajouté le premier ministre avant de confirmer que les mesures spéciales d'urgence resteront en vigueur pour au moins une semaine de plus.

Les écoles primaires et secondaires de l'Outaouais seront donc fermées pour une cinquième semaine consécutive, la semaine prochaine. Les élèves devront poursuivre leurs apprentissages à distance.

Retour en classe

Dans la Capitale-Nationale et Chaudière-Appalaches, la plupart des mesures spéciales d'urgence seront aussi maintenues, mais les élèves du primaire pourront retourner en classe la semaine prochaine dans ces deux régions, à l'exception de la Municipalité régionale de comté (MRC) de Bellechasse et du Centre de services scolaire de la Beauce-Etchemin.

Le 15 avril, M. Legault avait rejeté l’idée de maintenir les écoles fermées jusqu’à la fin de l’année scolaire.

Le maintien complet des mesures en Beauce et dans Les Etchemins s’explique par la concentration des cas. Le transfert récent de patients à Rimouski et à Sherbrooke témoigne de l’état du système hospitalier local.

Dans les régions de Montréal et de Laval, où le couvre-feu avait été rabaissé à 20h, le gouvernement a annoncé qu'il recommencera à 21h30 dès lundi prochain.

Attention au train

«La situation s’améliore, entre autres, avec une baisse du nombre de cas, un plafonnement, puis dans certains endroits, même, une baisse du nombre d’hospitalisations, a souligné M. Legault mardi. Donc, évidemment, ça nous rend optimistes, mais un optimisme prudent. On est vraiment en train de sortir du tunnel, mais il faut faire attention pour ne pas se faire frapper par le train», a-t-il illustré.

Ça chauffe au Bas-Saint-Laurent

Le Dr Horacio Arruda, directeur national de la santé publique, a aussi reconnu mardi que les régions du Bas-Saint-Laurent et de la Côte-Nord sont sous haute surveillance. Surtout dans la portion ouest du Bas-Saint-Laurent, donc dans le coin de La Pocatière, où l’on assiste à une hausse significative des cas de COVID-19 reliés à la transmission communautaire et à des rassemblements.

«Le directeur de la santé publique [du Bas-Saint-Laurent] a dit que ça le préoccupait beaucoup, qu’il n’était pas prêt à aller nécessairement en mesures d’urgence. Mais si la situation ne s’améliore pas, c’est peut-être la prochaine étape, a fait valoir le Dr Arruda.

«Du côté de la Côte-Nord, qui est dans un palier orange, il y a des éclosions associées à certains milieux scolaires dans une zone particulière, autour de Baie-Comeau. C’est encore sous surveillance. Si jamais la situation continue à se dégrader, ou qu’on ne voit pas une inversion, on va agir en conséquence», a-t-il assuré.

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