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Les employés du transport médical de la Capitale-Nationale réclament la «prime COVID» [VIDÉO]

Émilie Pelletier
Émilie Pelletier
Le Soleil
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«Si on évalue tous les risques que l’on prend, on est au même titre que tous nos confrères et consoeurs dans le domaine de la santé», plaide Pierre Labrecque, président du syndicat de Dessercom. Les chauffeurs-accompagnateurs du service de transport médical et d’accompagnement de la Capitale-Nationale ne reçoivent pas la «prime COVID» octroyée aux employés exposés au virus.

«On transporte des patients, on va dans les hôpitaux, les CHSLD, les résidences privées pour aînés, on est en contact constant avec les zones chaudes reconnues dans les hôpitaux et tous les autres endroits où on doit aller», dénonce le président du syndicat de Dessercom, Pierre Labrecque. 

Le Syndicat des employés de Transport médical de la Capitale-Nationale – CSN et le Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN) ont tenu un point de presse mercredi afin de réclamer la «prime COVID».

Le gouvernement Legault accordait notamment au printemps une prime de 8% au personnel des urgences, des soins intensifs, et d’autres milieux en contact avec des personnes atteintes de la COVID-19. Les préposés à l’entretien ménager du réseau de la santé, les infirmières, les préposés aux bénéficiaires et d’autres employés, tels que dans les milieux d’hébergement privés ont eux aussi touché une bonification.

«On est constamment à risque. C’est vraiment un stress et c’est vraiment difficile à concevoir qu’on a pas réussi à obtenir la même prime que les autres à ce jour», ajoute M. Labreque.

«Au niveau des primes, on ne peut pas créer deux classes parmi les gens qui effectuent des travaux qui sont essentiels. On oublie les gens qui font le travail, qui eux, vivent une angoisse et aussi une augmentation de leurs tâches de travail au niveau des mesures sanitaires», défend pour sa part Ann Gingras, présidente du conseil central de la CSN Québec-Chaudière-Appalaches. 

«Il faut corriger les «primes COVID et [les] octroyer à ceux que ça implique pour mettre un baume sur ce qu’ils vivent depuis le début de la pandémie», demande-t-elle.