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Les employés des services frontaliers craignent le plus grand nombre de variants de la COVID-19 apportés par la troisième vague.
Les employés des services frontaliers craignent le plus grand nombre de variants de la COVID-19 apportés par la troisième vague.

Les douaniers ontariens vaccinés avant leurs collègues québécois

Louis-Denis Ebacher
Louis-Denis Ebacher
Le Droit
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Le premier ministre Doug Ford a téléphoné personnellement au président du Syndicat des douanes et de l’immigration (SDI) pour le rassurer sur la vaccination prioritaire de ses membres. Jean-Pierre Fortin souhaite maintenant recevoir un appel semblable du premier ministre québécois.

Depuis le début des campagnes de vaccination dans les provinces canadiennes, le président du SDI, Jean-Pierre Fortin, répète que les douaniers doivent recevoir le vaccin plus tôt que tard en raison de leurs contacts réguliers avec des transporteurs internationaux, que ce soit aux postes frontaliers ou dans les aéroports.

Les employés des services frontaliers craignent le plus grand nombre de variants de la COVID-19 apportés par la troisième vague.

Le SDI a écrit à la fin du mois de mars au ministre fédéral de la Sécurité publique, Bill Blair. Il lui a demandé que les douaniers reçoivent le vaccin contre la COVID-19 le plus rapidement possible, comme les travailleurs de première ligne.

Le fédéral a répondu que la vaccination était de la responsabilité des provinces. Le syndicat s’est tourné vers les premiers ministres provinciaux.

«J’ai été un peu surpris la semaine dernière lorsque Doug Ford m’a téléphoné personnellement, raconte M. Fortin. Il a tenu à me dire que les agents devaient bientôt tous recevoir le vaccin. Il m’a dit: ‘Nous vous soutenons’ (‘We’ve got your back’). C’est une bonne nouvelle. On sait que déjà que la vaccination est bien avancée au poste de Cornwall. Il faut absolument que ça se règle aussi rapidement à Windsor (le poste frontalier le plus fréquenté au pays).»

M. Fortin se dit satisfait que les provinces maritimes aient aussi procédé rapidement à la vaccination des douaniers. «Maintenant, j’espère obtenir la même assurance de la part du gouvernement québécois, pour les agents de l’Aéroport international Montréal-Trudeau ou au poste de Saint-Bernard-de-Lacolle.»


« J’ai été un peu surpris la semaine dernière lorsque Doug Ford m’a téléphoné personnellement. »
Jean-Pierre Fortin

Négociations

Le SID est par ailleurs impatient de signer son nouveau contrat de travail, qui sera échu depuis déjà trois ans, en juin prochain. «Lorsqu’on a signé ce contrat de travail, dit Jean-Pierre Fortin, c’était déjà expiré de quatre ans.»

Le SID demande à ses membres de faire pression sur l’employeur en envoyant un texto à l’Agence des Services frontaliers du Canada et au Conseil du Trésor. «On ne peut pas sortir dans la rue en raison de la COVID-19, dit M. Fortin. Alors, on manifeste autrement.»

Les négociations sont au ralenti. Le SID demande une augmentation de primes et une interprétation plus précise en matière de discipline et de suspensions avec ou sans solde. «Il faut que les règles soient mieux appliquées pour éviter qu’un employé suspendu ne soit pas privé de salaire s’il s’agit d’une faute mineure. Les enquêtes disciplinaires peuvent durer un an, parfois plus.»

Le SID réclame un traitement salarial équivalent aux autres agences fédérales d’exécution des lois.

Le syndicat et l’employeur se retrouveront devant la Commission l’intérêt public en mai prochain. Cette commission, qui régit la négociation de conventions collectives, doit émettre des recommandations au terme des audiences. Les deux parties devront ensuite retourner à la table des négociations.