Gabrielle Marcotte habite à Hammond et doit parcourir 30 km soir et matin.
Gabrielle Marcotte habite à Hammond et doit parcourir 30 km soir et matin.

Le télétravail, une bouffée d’air pour les banlieusards

La pandémie de la COVID-19 a ouvert les yeux de plusieurs patrons en ce qui a trait au télétravail. Auparavant souvent boudé, il est maintenant perçu comme une façon tangible de travailler. Il est aussi gage d’importantes économies de temps et d’argent lorsqu’on n’a plus besoin de parcourir des dizaines de kilomètres quotidiennement pour se rendre au boulot. 

Gabrielle Marcotte, une citoyenne de Hammond, dans l’Est ontarien, devait parcourir 30 km matin et soir avant que son bureau, situé à Orléans, n’impose le télétravail pendant la pandémie. Mme Marcotte travaille en communication marketing et n’avait pas l’habitude du télétravail, mais elle s’est rapidement habituée à la cadence et à l’économie de temps qu’elle en retire. 

« Le matin, ça nous permet de prendre une marche avec le chien sans être stressés. Le soir, je peux me lancer directement dans la préparation du souper. Je peux vaquer à d’autres occupations ».  

Josianne Dupuis comprend bien le combat quotidien que vivait Mme Marcotte avant la crise. 

La mère de quatre enfants devait faire la route entre son lieu de résidence à St-Isidore et son travail au centre-ville d’Ottawa, ce qui correspond à plus de 70 km. En mode télétravail, Mme Dupuis épargne au minimum deux heures de route. Elle passait minimalement 55 minutes dans son véhicule deux fois par jour. Elle pouvait facilement ajouter 30 à 45 minutes de plus à son trajet avec de la circulation.

 « Je ne voyais pas mes enfants le matin. Mon conjoint allait les porter à la garderie et je revenais vers 16 h 30 le soir. Je les voyais au maximum en moyenne 3 h par jour ». Elle tentait donc, dans la mesure du possible, d’éviter l’heure de pointe.

Avec le télétravail, Josianne Dupuis peut enlever de son horaire deux heures de route par jour.

Moins de route, moins de dépenses

Outre l’économie de temps, les deux femmes sont catégoriques : l’économie d’argent en mode télétravail est substantielle. 

Josianne Dupuis a énormément économisé à la fois sur l’essence, le stationnement, mais aussi sur la garderie, qui est présentement fermée. 

Cependant, elle n’est pas prête à affirmer que l’économie de temps est optimale. Avec les enfants à la maison, c’est tout un casse-tête, affirme-t-elle. 

« Ma journée débute en moyenne à 6 h 30 le matin et se termine vers 23 h 30. J’ai quatre enfants dont trois sont à l’école. [Le télétravail] a des bons côtés, mais a aussi ses difficultés ». Mais en mettant de côté cet aspect, Mme Dupuis assure qu’elle est aussi efficace au travail qu’en mode travail à la maison. 

Même écho du côté de Gabrielle Marcotte : « On a vu une grosse différence dans notre budget. En combinant les déplacements de mon conjoint et moi, on s’arrêtait à la station d’essence plusieurs fois par semaine. On a également fait diminuer le coût de nos assurances. On fait moins de kilométrage ».
Mais pour Gabrielle Marcotte, quand on est passionnée, les longs trajets sont vite oubliés. 

« J’aime mon travail d’une façon ou de l’autre. Si on pouvait faire un mélange des deux [avec ou sans télétravail], ça serait génial ».