Le vieux pont de l’Île Porter, dans la Basse-Ville, a déjà servi de lien pour se rendre sur cette petite terre lorsqu’elle servait à mettre en quarantaine la population atteinte de la variole. — Simon Séguin-Bertrand, LeDroit et Courtoisie
Le vieux pont de l’Île Porter, dans la Basse-Ville, a déjà servi de lien pour se rendre sur cette petite terre lorsqu’elle servait à mettre en quarantaine la population atteinte de la variole. — Simon Séguin-Bertrand, LeDroit et Courtoisie

Le pont de la quarantaine

Ottawa garde depuis 126 ans un vestige des pandémies historiques qui ont secoué le monde. Le vieux pont de l’Île Porter, dans la Basse-Ville, a déjà servi de lien pour se rendre sur cette petite terre lorsqu’elle servait à mettre en quarantaine la population atteinte de la variole.

Le pont de fer, dont l’accès est aujourd’hui interdit, peut être aperçu de la rue Saint-Patrick.

Construit en 1894, ce pont a servi à transporter les Ottaviens atteints de la variole (ou petite vérole) vers un hôpital érigé à la hâte pour les isoler du reste de la population.

Les autorités sanitaires de l’époque ont rapidement conclu que la pandémie était éradiquée, quelques mois plus tard. L’île Porter a été transformée en dépotoir.

L’hôpital, infesté de vermine, a été démoli en 1904. Mais il a fallu réaménager de nouvelles installations sanitaires en 1910 lorsqu’une nouvelle vague de variole a fait son apparition dans la capitale fédérale.

Des images de Bibliothèque et Archives Canada montrent par ailleurs l’organisation sanitaire rudimentaire sur cette île de quarantaine au début du siècle dernier.

Des tentes blanches, dispersées sur un terrain rocheux autour d’un bâtiment de bois, ont servi d’infrastructure d’urgence lors de cette deuxième vague.

L'accès au pont est aujourd'hui interdit.

Bien que les constructions du début du XXe siècle ont été détruites, le pont reliant l’île Porter au reste de la ville est resté bien ancré dans la rivière Rideau au fil des décennies.

Il aura fallu attendre 1913 avant que la Ville d’Ottawa fasse construire sur l’île Porter un hôpital moderne et correspondant aux normes de l’époque sur la mise en quarantaine des personnes infectées.

Ces bâtiments ont été détruits dans les années 1960 et 1970, avant la construction de résidences pour personnes âgées Centre Garry-J-Armstrong, ouverte en juin 2005.

Sur la même île, la résidence Chartwell Rockcliffe fournie du logement à environ 180 personnes âgées autonomes et semi-autonomes.

Sources : Bibliothèque et Archives Canada, Ville d’Ottawa