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Des employés de certains centres d'hébergement et de soins de longue durée qui ne seront pas en mesure de fournir une preuve de vaccination au CISSSO devront passer trois tests de dépistage par semaine.
Des employés de certains centres d'hébergement et de soins de longue durée qui ne seront pas en mesure de fournir une preuve de vaccination au CISSSO devront passer trois tests de dépistage par semaine.

Le dépistage des employés non vaccinés commencera dans les CHSLD de l'Outaouais

Justine Mercier
Justine Mercier
Le Droit
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Les employés de certains centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) de l'Outaouais qui sont en contact avec des patients seront soumis dès ce mardi à un arrêté ministériel exigeant qu'ils subissent un test de dépistage trois fois par semaine s'ils ne sont pas vaccinés contre la COVID-19. Les dirigeants du réseau de la santé ignorent toutefois encore combien de travailleurs sont concernés.

Le Droit a révélé, lundi, que le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais n'avait pas encore commencé à mettre en application l'arrêté 2021-024, entré en vigueur le 9 avril dernier, qui vise une plus grande couverture vaccinale chez les travailleurs de la santé.

À LIRE AUSSI : Pas encore de dépistage pour les employés non vaccinés

Le CISSSO a fait savoir lundi que «le déploiement» de l'arrêté ministériel commencera dès ce mardi en CHSLD, et que le tout se poursuivra «graduellement au cours des prochains jours dans certains CHSLD».

Par la suite, le CISSSO continuera à étendre l'application de l'arrêté ministériel sur une base graduelle «dans l'ensemble des milieux visés». L'organisation ne précise cependant pas l'échéancier pour que cette mesure soit étendue à tous les employés concernés.

Secteurs visés

  • Les urgences (à l’exception des urgences psychiatriques);
  • Les unités de soins intensifs (à l’exception des soins intensifs psychiatriques);
  • Les cliniques dédiées (dépistage, évaluation et vaccination) à la COVID-19;
  • Les unités identifiées par un établissement afin de regrouper la clientèle présentant un diagnostic positif à la COVID-19;
  • Les centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) (publics et privés conventionnés);
  • Les autres unités d’hébergement;
  • Les unités de pneumologie.

Source : CISSSO

Le CISSSO procède encore à «des travaux sont présentement en cours afin d’identifier les employés qui devront se soumettre au dépistage obligatoire». L'organisation sait que le taux de vaccination de ses employés se situe actuellement à 67%, mais ne sait pas à combien s'élève ce taux spécifiquement pour les travailleurs visés par l'arrêté ministériel.

«Nous avons environ 4 000 employés non vaccinés à l’heure actuelle, a indiqué le CISSSO. Il est important de rappeler que ce ne sont pas tous les employés qui sont admissibles à la vaccination. […] Dans les dernières semaines, nous avons vacciné en moyenne 2000 travailleurs de la santé par semaine. Nous sommes donc confiants que le taux de vaccination de nos employés qui se situe à 67% aujourd’hui continuera d’augmenter de jour en jour comme nous l’observons présentement.»

Tests rapides

Le CISSSO a précisé que le dépistage des employés non vaccinés qui sont soumis à l'arrêté ministériel se fera par le biais de tests rapides «qui seront déployés graduellement dans l’organisation». «Ces tests n’ont pas besoin d’être analysés en laboratoire, ce qui limitera les impacts sur notre capacité de dépistage pour la population générale», a souligné la porte-parole de l'organisation, Marie-Pier Després.

Les employés qui ne seront pas en mesure de fournir une preuve de vaccination au CISSSO devront donc passer trois tests de dépistage par semaine «afin de prévenir des éclosions dans nos milieux de vie et nos milieux de soins». L'organisation précise que du dépistage est aussi effectué, depuis le début de la pandémie, dans les milieux où des éclosions sont détectées.

En cas de refus de se soumettre au dépistage, les employés non vaccinés doivent être «réaffectés à des tâches similaires dans un milieu non visé ou placés en retrait sans rémunération si la réaffectation n’est pas possible ou si elle est refusée par les travailleurs».