Selon Chen Xueming, consul général de la République populaire de Chine à Montréal, ce n’est pas parce que la Chine a été le premier pays à déclarer l’apparition du coronavirus qu’elle est à l’origine de la pandémie.
Selon Chen Xueming, consul général de la République populaire de Chine à Montréal, ce n’est pas parce que la Chine a été le premier pays à déclarer l’apparition du coronavirus qu’elle est à l’origine de la pandémie.

Le consul de Chine à Montréal riposte aux accusations visant son pays

QUÉBEC — La Chine n’a pas à être tenue responsable du coronavirus et de sa propagation. C’est ce qu’a laissé entendre cette semaine le consul général de la République populaire de Chine à Montréal.

Chen Xueming a tenu à répondre aux nombreuses accusations qui visent son pays dans la crise pandémique qui secoue toute la planète.

«La Chine est le premier pays à notifier l’apparition de l’épidémie à l’OMS, l’Organisation mondiale de la santé, c’est normal que certains visent à stigmatiser la Chine», a-t-il déploré dans une entrevue publiée samedi par La Presse canadienne.

«Quand on est dans l’impasse, ça arrive que certains veulent détourner l’attention et trouver un bouc émissaire, a-t-il poursuivi. Certains d’entre eux ne connaissent pas la vérité, c’est normal, mais il y a aussi des personnes qui font ça avec de mauvaises intentions. Instrumentaliser l’épidémie pour faire de la stigmatisation n’est pas conforme à la morale et est inhumain.»

M. Chen n’a toutefois pas précisé à qui et à quel pays il faisait allusion.

Selon lui, ce n’est pas parce que la Chine a été le premier pays à déclarer l’apparition du coronavirus qu’elle est à l’origine de la pandémie. Il faut plutôt laisser les scientifiques faire leur travail pour qu’ils puissent mieux connaître le virus et le combattre, a-t-il affirmé.

«Quelle que soit la possibilité de trouver l’origine, ou quelle que soit l’origine, ce n’est pas (une démarche) pour en attribuer la responsabilité à quelqu’un. (...) Les experts de la Chine, de l’Italie, du Royaume-Uni, des États-Unis, etc., sont en train de faire des études. Pourquoi ne pas attendre leur réponse? Il faut concentrer nos efforts pour sauver des vies.»

Plusieurs États ont reproché tout récemment au gouvernement chinois d’avoir caché des renseignements sur la propagation du coronavirus, dont la France, le Royaume-Uni et les États-Unis.

Le consul général estime qu’il est «inévitable d’avoir des imperfections en matière de chiffres et de gestion» et qu’il est toujours possible de trouver «quelque chose à améliorer et des chiffres plus précis après le choc».
Cependant, il a tenu à rappeler la chronologie. En décembre, un cas de pneumonie d’origine inconnue a été détecté pour la première fois à Wuhan. Le 27 décembre, cette pneumonie a été diagnostiquée sur trois cas. Le 3 janvier, la Chine notifiait l’OMS et ainsi de suite...

«Selon ce bilan, la Chine a toujours été ouverte, transparente et responsable dans tous ses efforts, a plaidé M. Chen. Mais rien n’est parfait.»
Enfin, il a reconnu que les échanges économiques entre le Canada et la Chine seront durement affectés jusqu’à ce que des progrès importants soient enregistrés dans la lutte à la COVID-19.

«On peut voir une lueur d’espoir au bout du tunnel, a conclu le représentant de la République populaire. La Chine a repris 89 pour cent de ses activités économiques.»
Il a même appelé les entreprises québécoises et canadiennes à participer à la prochaine grande Foire commerciale Guangzhou du 15 au 24 juin, mais... en ligne, de façon virtuelle.