Le conseiller municipal Éric Duchesneau a participé à la séance du conseil municipal par vidéoconférence, comme l’ensemble de ses collègues. Il reviendra «en principe» du Mexique le 5 juin prochain.
Le conseiller municipal Éric Duchesneau a participé à la séance du conseil municipal par vidéoconférence, comme l’ensemble de ses collègues. Il reviendra «en principe» du Mexique le 5 juin prochain.

Le conseiller granbyen Duchesneau de retour du Mexique le 5 juin «en principe»

Au Mexique depuis la fin mars, le conseiller municipal de Granby, Éric Duchesneau, n’est pas revenu au Québec le 1er mai, comme il l’avait prévu. Il a participé à la séance du conseil municipal par vidéoconférence lundi, comme l’ensemble de ses collègues, mais il se trouve encore à Acapulco.

Questionné au terme de la séance sur le retour éventuel du conseiller municipal à Granby, le maire Pascal Bonin a dit n’en avoir «aucune idée». «Il faudrait lui poser la question», a-t-il laissé tomber.

Le principal intéressé a affirmé mardi qu’il reviendra «en principe» le 5 juin prochain.

Les élus ont dénoncé en bloc, lors de la séance du conseil municipal du 6 avril dernier, le départ inopiné du conseiller Duchesneau au Mexique, malgré l’avertissement émis aux voyageurs pour qu’ils évitent les déplacements non essentiels à l’extérieur du Canada.

Même si certains ont, dans la foulée, réclamé sa démission, Éric Duchesneau a toutefois indiqué ne pas avoir l’intention de quitter son poste. «Ma décision n’était pas la bonne. Mais à ce moment-là, c’était la meilleure pour moi», a affirmé celui qui a évoqué une dépression pour justifier son départ.

L’élu a en outre fait valoir qu’en période d’angoisse, tous, y compris lui, peuvent être susceptibles de faire preuve «d’exagération» et de poser des gestes qu’ils ne considéreraient pas normalement. Au Mexique chez des membres de sa «famille», il a aussi assuré être en mesure de poursuivre son travail, même à distance.

Présence effacée au conseil

Lundi, la présence d’Éric Duchesneau au conseil municipal a été très effacée. Vérification faite, son nom n’a pas été mentionné au cours de la soirée pour proposer ou appuyer une des résolutions adoptées.

N’eût été l’adoption d’un point traitant d’une entente relative à des travaux municipaux avec le promoteur Jonesco, une entreprise appartenant à son oncle, Michel Duchesneau, Éric Duchesneau n’aurait pas pris la parole. Comme il le fait chaque fois qu’une décision concerne Jonesco, un de ses «créanciers hypothécaires», il s’est retiré des discussions. Séance virtuelle oblige, il a pour l’occasion éteint de façon momentanée, son micro et sa caméra.