Michel Jr Lamarre et Martine Parenteau Santerre arborent leurs nouveaux uniformes de travail, créés par M. Lamarre.
Michel Jr Lamarre et Martine Parenteau Santerre arborent leurs nouveaux uniformes de travail, créés par M. Lamarre.

La bonne humeur sur des chandails

Marie-Ève Martel
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est
Lui est éducateur dans un Centre de la petite enfance, elle tient un service de garde à la maison. Depuis lundi, Michel Jr Lamarre et son épouse Martine Parenteau Santerre arborent fièrement leurs nouveaux uniformes de travail, des t-shirts colorés ornés de dessins et de phrases sympathiques qui font sourire leur entourage, les enfants et leurs parents.

« Fabriqué pour accompagner de minis humains », « Éducatrice au grand cœur », « Les éducateurs existent car les enfants ont besoin de superhéros », « Soyez le meilleur enfant de vous-même » : c’est avec un message différent que M. Lamarre a accueilli ses protégés chaque jour depuis son retour au travail.

L’idée de créer des t-shirts personnalisés lui est venue après que son employeur ait suggéré au personnel de l’établissement, pour des raisons sanitaires, de revêtir un sarrau.

« Personnellement, je suis quelqu’un qui a chaud facilement, alors l’idée d’en ajouter une couche ne me tentait pas. J’ai décidé de faire mes propres t-shirts que je n’aurais qu’à enlever après ma journée de travail pour les mettre au lavage », raconte le principal intéressé qui dessine à main levée les personnages qu’on retrouve sur ses chandails.

Il numérise ensuite le tout et crée des décalques personnalisés qu’il applique sur ses t-shirts. « J’en ai fait pour moi et pour ma femme, on s’est retrouvé avec une petite collection », dit M. Lamarre.

Son initiative a permis de mettre un sourire à ceux qui le côtoient au cours de la journée. « J’ai des parents qui ont apprécié les petits messages, même si on les voit beaucoup moins avec nos nouvelles mesures ! Il y en a même un qui m’a dit que ça lui donnait encore plus l’impression que son enfant était important pour moi », se réjouit l’éducateur.

Succès instantané

Ce qui ne devait être qu’un petit projet personnel a toutefois pris une tournure inespérée pour le couple de Granbyens. À peine 30 minutes après avoir publié des images de ses chandails, M. Lamarre était inondé de messages de collègues, d’éducateurs de la région et de connaissances qui souhaitaient s’en procurer.

« Ça a déboulé, dit-il, encore ébahi de la réponse positive. J’ai même une ancienne collègue de classe qui travaille en Colombie-Britannique qui en veut pour son milieu de garde. »

Le Granbyen tente du mieux qu’il peut de répondre à la demande puisqu’il travaille à temps plein maintenant, rappelle-t-il.

Il confirme travailler sur de nouveaux modèles et à offrir une version aussi bien masculine que féminine de ceux qu’il a déjà conçus. « C’est d’abord et avant tout pour le plaisir ! »