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En Outaouais, quatre personnes ont perdu la vie au travail au cours de la dernière année.
En Outaouais, quatre personnes ont perdu la vie au travail au cours de la dernière année.

Hommage aux travailleurs disparus sur fond de revendications à Gatineau

Justine Mercier
Justine Mercier
Le Droit
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C’est sur fond de revendications que plusieurs syndicats ont salué mercredi la mémoire de quatre travailleurs de l’Outaouais qui ont perdu la vie «en tentant de la gagner» l’an dernier, dont le préposé aux bénéficiaires Sylvain Roy, qui a succombé à la COVID-19.

Sous un ciel gris, plusieurs acteurs du milieu syndical de l’Outaouais étaient réunis mercredi midi devant le Centre d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) Lionel-Émond, là où Sylvain Roy a été infecté par la COVID avant de rendre son dernier souffle, en mai 2020, à l’âge de 56 ans.

«Les travailleuses et les travailleurs de différents secteurs ont risqué chaque jour leur santé et leur sécurité pour aider les Québécoises et les Québécois à travers cette crise historique en tentant tant bien que mal de prendre soin de leur santé mentale et de leur bien-être personnel», a souligné un représentant de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) de l’Outaouais, Jean-Philippe Grenier.

Dans le cadre de la Journée internationale de commémoration des travailleuses et des travailleurs morts ou blessés au travail un rassemblement a eu lieu devant le CHSLD Lionel-Émond.

En cette Journée internationale de commémoration des travailleuses et des travailleurs morts ou blessés au travail, les intervenants présents devant le CHSLD Lionel-Émond se sont dits inquiets par le projet de loi 59 visant la modernisation du régime de santé et de sécurité du travail. Selon eux, ce projet de loi «fait reculer les droits des travailleuses et des travailleurs en limitant l’indemnisation et en reculant sur des acquis en prévention».

Le président du conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais CSN, Alfonso Ibarra Ramirez, a souligné que 173 personnes ont perdu la vie en raison de leur travail l’an dernier au Québec. Il importe ainsi, aux yeux des syndicats, que la réforme du régime de santé et de sécurité au travail offre de meilleures protections.

«[Le projet de loi 59], c’est un projet de loi qui, dans l’ensemble, nous fait reculer et nous espérons qu’ils vont tenir compte des revendications [et] des aspirations qui sont menées par l’ensemble des organisations syndicales dans ce dossier-là», a-t-il mentionné.

Selon les syndicats, le projet de loi «fait reculer les droits des travailleuses et des travailleurs en limitant l’indemnisation et en reculant sur des acquis en prévention», tout en judiciarisant «la réadaptation des victimes en échange de trop maigres avancées en prévention».