L'Outaouais a franchi la barre des 800 cas confirmés de COVID-19 depuis le début de la crise.
L'Outaouais a franchi la barre des 800 cas confirmés de COVID-19 depuis le début de la crise.

Hausse du nombre de cas de COVID-19 en Outaouais: la situation n'est pas «alarmante»

Justine Mercier
Justine Mercier
Le Droit
L'Outaouais a franchi la barre des 800 cas confirmés de COVID-19 depuis le début de la crise. Malgré une récente tendance à la hausse, les autorités régionales de santé publique assurent que la situation n'est pas «alarmante», tout en avertissant la population que le retour à l'école générera de nouveaux cas.

Médecin-conseil à la Direction de santé publique de l'Outaouais, la Dre Carol McConney a indiqué, vendredi en point de presse virtuel, qu'elle ne croit pas que la remontée du nombre de cas détectés chaque jour dans la région représente le début d'une deuxième vague. Avec huit nouveaux cas rapportés vendredi, la région en compte un total de 805 cas depuis le début de la crise. Soixante-dix-huit de ces cas étaient encore actifs, vendredi.

«Oui, on voit une augmentation du nombre de cas dans les dernières semaines, [mais] ce n'est pas une augmentation qui est alarmante, note la Dre McConnery. C'est une augmentation qui était prévisible avec le déconfinement, avec les gens qui se promènent. […] Je ne pense pas qu'on est dans le début de la deuxième vague.»

La médecin-conseil a fait savoir que les plus récents cas confirmés sont «surtout de jeunes adultes», particulièrement entre 20 et 29 ans.

Les autorités régionales de santé publique insistent toutefois pour rappeler que de nombreuses consignes demeurent en vigueur et qu'il importe de collaborer aux enquêtes épidémiologiques visant à retracer les contacts des personnes ayant reçu un diagnostic de COVID-19, puisque «parfois, les gens ne collaborent pas», déplore la Dre McConnery.

«C'est important de préciser que les consignes existent encore, même si parfois on pense que la COVID n'est plus là ou qu'il y en a moins, a-t-elle renchéri. […] Le masque ne fait pas en sorte qu'on ne doit pas continuer à utiliser la distanciation sociale et à écouter et respecter les consignes du nombre de personnes pour un rassemblement.»


« Ce qu'on ne veut pas, c'est qu'il y ait un cas et qu'on ferme l'école. C'est pour ça qu'on a mis le concept de bulle classe. »
Dre Carol McConney

Rentrée scolaire

Avec la rentrée, les autorités s'attendent «à avoir plus de cas chez les enfants ou chez les personnes de 20 ans et moins». Mais la fréquentation scolaire des enfants demeure importante «pour leur socialisation, pour les apprentissages, pour leur santé mentale», souligne la Dre McConnery.

Si un élève reçoit un diagnostic d'infection au nouveau coronavirus, tous les camarades de sa «bulle classe» seront considérés comme étant des contacts «à risque modéré». «Ces enfants-là vont être retirés […] de l'école] et vont avoir accès à l'enseignement en ligne, précise la Dre McConnery. Ce qu'on ne veut pas, c'est qu'il y ait un cas et qu'on ferme l'école. C'est pour ça qu'on a mis le concept de bulle classe.»

Les parents des enfants qui seront retournés à la maison après avoir été en contact avec un camarade de classe infecté ne seront pas nécessairement forcés de s'isoler eux aussi. Il serait cependant sage de le faire pour les parents des enfants qui développent des symptômes apparentés à ceux de la COVID-19, le temps qu'un test de dépistage soit passé et que le résultat soit connu, précise la Dre McConnery.

Les équipes de la santé publique seront mobilisées «rapidement» pour intervenir en soutien au milieu scolaire, assure la Dre McConnery. Cette dernière invite par ailleurs les parents à consulter les outils en ligne permettant aux parents d'évaluer la situation en cas de symptômes. Ils peuvent également appeler au 8-1-1 ou au 1-877-644-4545.

La répartition des cas par région

Bilan

Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO) a indiqué vendredi avoir effectué une moyenne de 354 tests de dépistage de la COVID-19 chaque jour, au cours des sept jours précédents.

Quatre patients étaient alités vendredi au centre désigné COVID-19 de l'Hôpital de Hull, et aucun d'entre eux n'avait besoin de soins intensifs.

La situation demeure stable au Centre d'hébergement et de soins de longue durée Lionel-Émond, où trois résidents sont infectés depuis la semaine dernière, ce qui se veut une deuxième éclosion dans ce milieu de vie.

La pandémie a fait 33 victimes dans la région jusqu'à présent. Le plus récent décès ayant été causé par le virus dans la région remonte à il y a plus de deux mois.