Dans la vidéo, Georges Laraque sourit à plusieurs reprises et semble être déterminé à mener ce qui pourrait être le combat le plus important de sa vie
Dans la vidéo, Georges Laraque sourit à plusieurs reprises et semble être déterminé à mener ce qui pourrait être le combat le plus important de sa vie

Georges Laraque livre un message sur son lit d'hôpital [VIDÉO]

Après avoir donné des nouvelles samedi sur son état de santé depuis son lit d’hôpital, l’ancien dur à cuire du Canadien de Montréal a publié une nouvelle vidéo dimanche sur sa page Facebook. Il lance un cri du coeur pour laisser les écoles fermées jusqu’en septembre parce que le Québec ne teste pas tout le monde de la COVID-19.

Hospitalisé depuis quatre jours, Georges Laraque va mieux depuis qu’il a senti les premiers symptômes de la COVID-19, il y a une semaine. «Hier j’ai passé une première soirée sans avoir de fièvre. Juste d’avoir pu dormir six heures de suite sans être réveillé, je suis super content», raconte-t-il. 

Le Montréalais âgé de 43 ans, qui est asthmatique, semblait garder le moral, malgré la difficile épreuve.

Il en a donc profité pour livrer un message aux parents au sujet du retour à l’école. «Je ne suis pas ici pour juger les parents ni faire de la politique, mais je pense qu’il y a quelque chose qu’il est important de mentionner et vous faites la décision que vous voulez par rapport à ça.»

Avant d’expliquer les raisons qui le poussent à lancer ce cri du coeur pour ne pas rouvrir les écoles, il mentionne que ses enfants vivent à Edmonton avec leur mère et que l’école ne reprendra pas avant septembre. 

Puis «Big George» raconte qu’il est allé une première fois à l’hôpital lorsqu’il a ressenti les premiers symptômes de la COVID-19. Le médecin ne lui a pas fait passer le test. Il a juste passé une radio montrant ses poumons un peu enflammés et il est reparti avec une ordonnance pour acheter des pilules de cortisone. 

Son état a continué à se dégrader et jeudi, «j’avais de la misère à respirer», relate-t-il. Il est retourné à l’hôpital. Une personne lui a dit : «les tests, on ne peut pas trop en faire, on doit les réserver». 

Cette réponse a surpris et inquiété Georges Laraque qui avant de tomber malade livrait de la nourriture. Il a pu appeler toutes les personnes qu’il a vues pour les prévenir de surveiller leur état de santé dans les prochains jours.  

«On ne peut pas tester tout le monde. On met en danger les parents, les professeurs, toute l’école. Pour deux mois d’école, ça vaut la peine», questionne-t-il ?

«Avec la douleur que j’ai en ce moment avec la COVID. Si j’avais mes enfants, je ne les enverrais pas à l’école, poursuit-il. La santé est plus importante que finir deux mois d’école. Je trouve ça ridicule».

Selon Georges Laraque, c’est beaucoup demander aux professeurs.«Je sympathise avec eux qui vont être forcés d’être mis dans une situation comme ça», conclut-il. 

«Au moins, je suis encore en vie et je vais passer au travers».

Dans son message de samedi, celui qui est devenu animateur de radio après sa carrière de hockeyeur, remercie le personnel soignant de l'hôpital Charles-Lemoyne où il est hospitalisé depuis jeudi:

«Ces gens sont vraiment exceptionnels et mettent leur santé à risque pour m'aider», a-t-il expliqué entre deux toussotements.

Selon ses explications, Georges Laraque aurait pu être infecté par la COVID-19, alors qu'il aidait des personnes vulnérables.

«Je faisais des commissions pour le monde, des livraisons pour les personnes âgées, je faisais beaucoup d'épiceries et puis "pouf", ça m'est arrivé».

L'ancien pugiliste a décrit la COVID-19 comme une maladie «qui fait vraiment mal» et «qui est vraiment "tough"».

Comme plusieurs personnes infectées par la COVID-19, Georges Laraque a expliqué que c'est le soir et pendant la nuit que la maladie était la plus sournoise:

«C'est là que j'ai souvent de la fièvre, pendant la nuit, on m'amène des pilules aux petites heures du matin» a-il précisé avant de dire qu'il avait «mal à la tête constamment». Avec La Presse canadienne