Le ministre du Travail et de l’Emploi, Jean Boulet.
Le ministre du Travail et de l’Emploi, Jean Boulet.

Formation: Québec accorde 100 millions $ aux entreprises

QUÉBEC — Le gouvernement Legault lance un autre programme pour aider les 500 000 à 600 000 travailleurs qui auraient perdu leur emploi au Québec.

Il accorde 100 millions $ aux entreprises pour qu’elles paient leurs salariés à suivre des formations. L’aide financière vise à couvrir les salaires, jusqu’à un taux horaire maximum de 25 $, ainsi que les honoraires du formateur. Le PACME, pour «Programme actions concertées pour le maintien en emploi», est accessible dès maintenant.

En conférence de presse lundi après-midi au parlement pour annoncer le nouveau programme, le ministre du Travail et de l’Emploi, Jean Boulet, a évalué le nombre de sans-emploi depuis le début de la crise à entre 550 000 et 600 000.

Chaque entreprise, qu’elle soit fermée ou ouverte, aura droit à une enveloppe maximale de 100 000 $. Les formations en ligne seront privilégiées, sauf exception: des formations avec plusieurs personnes dans une même salle seront permises si elles respectent les règles d’éloignement de la santé publique.

«Ça vise à fidéliser notre main-d’oeuvre et la préparer à la reprise économique pour accroître la productivité», a indiqué le ministre.

Il a donné des exemples de ce qui pourrait être fait. Ainsi, un restaurateur qui a réduit les heures d’ouverture de son commerce pourrait financer une formation de technique culinaire à ses employés, et les heures ainsi payées pourraient compenser pour les heures de travail perdues en raison de la fermeture prolongée du commerce.

Ou encore, un manufacturier de portes et fenêtres pourrait donner une formation en design ou commercialisation à ses travailleurs.

Une liste de formations autorisées a été élaborée par les établissements d’enseignement et les ordres professionnels. Les autres formations devront être accréditées par les 220 conseillers en entreprise répartis sur l’ensemble du territoire.

Le financement du PACME provient à parts égales du Fonds de développement et de reconnaissance des compétences de la main-d’oeuvre pour les promoteurs collectifs, et du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale.