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Doug Ford a avoué, en conférence de presse, que son gouvernement a pris des décisions hâtives qui «allaient trop loin». 
Doug Ford a avoué, en conférence de presse, que son gouvernement a pris des décisions hâtives qui «allaient trop loin». 

En larmes, Doug Ford fait son mea culpa

Émilie Pelletier
Émilie Pelletier
Initiative de journalisme local — Le Droit
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Le premier ministre Doug Ford s’est excusé, jeudi, pour les annonces qu’il a faites lors de sa dernière apparition publique, vendredi dernier.  

Doug Ford a avoué, en conférence de presse, que son gouvernement a pris des décisions hâtives qui «allaient trop loin». 

Vendredi dernier, la province a décidé d’imposer plusieurs restrictions afin de tenter de réduire les déplacements de la population.

Ces restrictions comprenaient des mesures de contrôles policiers aléatoires et la fermeture de lieux d’activités extérieures comme les parcs pour enfants, les terrains de camping et les terrains de tennis — bref, des interventions qui n’avaient pas été recommandées par les experts de la santé publique. 

Programme de congés maladie payés

Au contraire, ces experts, qui conseillent le gouvernement ontarien sur les étapes à suivre pour lutter contre la COVID-19, demandent depuis longtemps à Doug Ford de mettre en place un programme de congés maladie payés pour ceux qui contractent le virus et qui ne peuvent pas se permettre financièrement de manquer des journées de travail pour s’isoler à la maison.

«Nous avons eu tort, nous avons fait une erreur», a-t-il admis, rappelant que son gouvernement a reculé sur sa décision de permettre aux services policiers d’effectuer des contrôles aléatoires des citoyens, de même que sur la fermeture des parcs pour enfants.

Quelques instants plus tard, c’est avec les larmes aux yeux et le nœud à la gorge que le premier ministre s’est dit bouleversé d’entendre toutes les histoires que les gens lui racontent sur leurs expériences face à la COVID-19. 

Le libéral John Fraser a souligné sympathiser avec le premier ministre, mais sans plus.

Sa propre «solution»

Après avoir passé la dernière année de pandémie à répéter que l’Ontario n’avait pas besoin d’un programme de congés de maladie payés puisque le gouvernement fédéral en offre déjà un, le discours du Parti progressiste-conservateur a changé depuis le dévoilement du budget fédéral, cette semaine.

Doug Ford a confirmé que son gouvernement travaille sur sa propre «solution». 

Se disant déçu de voir que la Prestation canadienne de maladie pour la relance économique (PCMRE) n’a pas été améliorée, le premier ministre a promis jeudi que son programme de congés de maladie payés sera le meilleur en Amérique du Nord.

L’opposition réagit

Questionnée à savoir ce qu’elle a pensé des excuses de Doug Ford, la cheffe du NPD de l’Ontario Andrea Horwath hausse les épaules. «J’ai vu le premier ministre pointer tout le monde du doigt sans assumer la responsabilité du désordre dans lequel il nous a entraînés.»

Le libéral John Fraser a souligné sympathiser avec le premier ministre, mais sans plus. «C’est clair qu’il travaille fort, mais il travaille mal. Il doit faire ce qui est juste et démissionner. Il écoute les mauvaises personnes et agit trop lentement.»

Le chef du Parti vert, Mike Schreiner, est d’accord que M. Ford a «fait exactement ce que ses propres conseillers scientifiques lui déconseillaient de faire».

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