La présidente du Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais, Suzanne Tremblay
La présidente du Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais, Suzanne Tremblay

Élève renvoyé à la maison: «il y a lieu d'améliorer la communication», dit un syndicat 

S'il affirme sans détour que le but n'est pas de chercher des coupables, le Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais (SEO) estime qu'il y a certaines leçons à tirer de la gestion du cas de l'élève retiré d'une école primaire de Cantley lundi, surtout en matière de communication et à l'ère de la désinformation sur les médias sociaux.

C'est que ce sont des parents qui ont appris à la présidente Suzanne Tremblay qu'un tel incident était survenu, quelques heures avant que la Commission scolaire des Draveurs (CSD) en informe l'organisation, affirme cette dernière.

«Nous, on croit définitivement qu'il y a lieu d'améliorer la communication. Ce n'est pas normal qu'une telle situation soit autant véhiculée et partagée sur les réseaux sociaux et que ce soit des parents qui nous aient informé au départ. J'ai dû vérifié si c'était véridique. On savait que ça s'était déroulé tôt dans la journée, alors que c'est à 22h35 que j'ai eue la première communication avec la commission scolaire. Améliorer les communications permettra d'avoir l'heure juste, d'avoir la bonne information et d'éviter qu'il y ait de la désinformation qui se fasse sur les réseaux sociaux. J'ai fait part de mon mécontentement à la CSD ce matin (mardi). On ne cherche pas nécessairement à mettre la faute sur personne, mais on voit qu'il y a eu un problème et maintenant on ne veut plus que ça se passe de cette façon», dit-elle.

Lundi, un élève de l'école primaire de l'Orée-des-Bois a été renvoyé à la maison après que l'institution ait été informée qu'un membre de sa famille avait reçu un diagnostic positif à la COVID-19.

Mme Tremblay indique que plusieurs membres l'ont contactée afin de savoir si l'incident était un canular, mais elle n'était pas en mesure de leur fournir la version des faits de l'employeur. 


« Que ce soit arrivé au jour 1 nous rappelle pourquoi toutes ces règles ont été mises en place. »
Suzanne Tremblay

Mme Tremblay indique que plusieurs membres l'ont contacté afin de savoir si l'incident était un canular, mais elle n'était pas en mesure de leur fournir la version des faits de l'employeur. 

Elle soutient avoir discuté avec l'enseignante de l'élève en question et cette dernière croit cependant que toutes les consignes à respecter ont été suivies à la lettre au cours de cette première journée de classe.

«Pour tout le monde, c'est certain qu'il y a des ajustements à faire. Les deux mètres (de distanciation), il faut le répéter, ce n'est pas acquis. Tout le monde est en train de s'ajuster, y compris les enseignants. Dans les déplacements, par exemple, ce n'est pas toujours évident», dit-elle.

Par ailleurs, le SEO croit que l'événement survenu lundi démontre très bien l'importance des mesures à respecter dans les établissements scolaires. 

«Que ce soit arrivé au jour 1 nous rappelle pourquoi toutes ces règles ont été mises en place. On est dans une nouvelle réalité et on fait face à un virus qui peut circuler à l'intérieur d'une école, car on ne le voit pas, on ne le sent pas. On ne sera jamais trop prudents», affirme Suzanne Tremblay.

Quant au cas de l'enseignante de cette même école qui a été retirée du travail «en raison de l'attente du résultat» d'un test de dépistage de la COVID-19 subi par «une personne de son entourage», le SEO salue le fait que la CSD a réagi «beaucoup plus rapidement dans ses communications».