Malgré l’éclosion de COVID-19 survenue au Shaker de Gatineau, le week-end dernier, des restaurateurs de l'Outaouais ne croient pas que cela aura un impact sur leurs activités.
Malgré l’éclosion de COVID-19 survenue au Shaker de Gatineau, le week-end dernier, des restaurateurs de l'Outaouais ne croient pas que cela aura un impact sur leurs activités.

Éclosion au Shaker: peu d’inquiétudes chez les restaurateurs gatinois

Jean-Simon Milette
Jean-Simon Milette
Le Droit
Malgré l’éclosion de COVID-19 survenue au Shaker de Gatineau, le week-end dernier, des restaurateurs de l'Outaouais ne croient pas que cela aura un impact sur leurs activités.

Rappelons que le Shaker de Gatineau, situé aux Promenades Gatineau, a été victime d’une éclosion de COVID-19 qui a mené à une flambée de cas positifs chez des employés et des clients du restaurant.

L'établissement a d’ailleurs dû fermer ses portes temporairement en plus d’inviter les clients qui étaient présents dans l’enceinte de l’établissement entre le 20 et le 27 août à aller se faire tester.

Malgré tout, les restaurateurs de Gatineau ne croient pas que les clients seront frileux à l’idée de se rendre dans leurs salles à manger.

« On continue de suivre les consignes pour faire en sorte que le virus n’entre pas chez nous. Les gens vont continuer de venir nous voir s’ils voient qu’on fait tout en notre possible pour empêcher une éclosion », lance la propriétaire du Bistro Coqlicorne, Isabelle Thériault.

« Je ne crois pas que la clientèle va fuir notre restaurant à cause de ça, parce que nous n’avons pas la même clientèle », indique de son côté le propriétaire du restaurant Les vilains garçons, Romain Riva.

« Depuis le début, tout se fait dans le respect des règles, autant du côté de nos employés que chez la clientèle. Les clients reviennent semaine après semaine et on croit que ça va continuer, même si la possibilité d’une éclosion est bien réelle », poursuit-il.

Le restaurant Les vilains garçons, dans le secteur Hull

Pas à l’abri d’une éclosion

Par contre, certains restaurateurs estiment que l’éclosion de coronavirus au Shaker peut avoir un impact sur d’autres membres de l’industrie de la restauration en Outaouais.

« Déjà à la base les gens sont un peu hésitants parce qu’on est en pleine pandémie. C’est sûr qu’on n’a pas perdu de clientèle depuis l’éclosion, mais la situation est la même pour tout le monde. On n’est pas à l’abri que ça nous arrive aussi », explique au Droit le propriétaire des Brasseurs du Temps, Alain Geoffroy. « Le Shaker est une chaîne. Ils ont le dos large. C’est sûr que si une telle situation survient dans un petit restaurant indépendant, ça a le potentiel de faire plus de mal et d’entacher sa réputation. »

« À cause des règles sanitaires, on perd beaucoup d’argent. Heureusement, le gouvernement nous donne des béquilles par le biais de plusieurs programmes de subvention, mais c’est sûr que financièrement, c’est difficile pour tout le monde. Sans cette aide du gouvernement, c’est 100 % des restaurants qui fermeraient. On voit donc des collègues de l’industrie qui trichent un peu et qui coupent les coins ronds pour faire un peu plus d’argent et accueillir plus de clientèle. Souvent ceux qui trichent finissent par se faire prendre », enchaîne-t-il.

Le propriétaire des Brasseurs du Temps, Alain Geoffroy

Un protocole en place

Les restaurateurs interpellés par Le Droit se sentent tout de même prêts à agir rapidement si une éclosion devait avoir lieu dans leur établissement.

« On est une petite équipe, on est à peine six employés. C’est une autre réalité, mais si jamais ça arrive, on appliquera le protocole qui est recommandé par le gouvernement », détaille Mme Thériault.

De son côté, M. Riva estime que tous les éléments sont en place dans son restaurant pour agir de façon efficace en cas d’éclosion. « Ce qui est pratique, c’est qu’on utilise un système électronique pour toutes nos réservations. Ça nous permet d’être capable d’identifier les clients qui se trouvaient dans notre salle à manger durant une certaine période. On pourra ensuite les appeler pour les avertir d’aller se faire tester. »

Chez les Brasseurs du Temps, le propriétaire affirme qu’il prend « déjà toutes les mesures possibles pour assurer la sécurité des clients et des employés ».

« Si une éclosion survient chez nous, on sait qu’on n’aurait rien à se reprocher. Évidemment, on ferait acte de bonne foi et on fermerait l’établissement. On rouvrirait plus tard avec un petit bris de confiance. Ce serait plate, mais c’est hors de notre contrôle », conclut M. Geoffroy.