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La paramédic Geneviève Cloutier a passées à soutenir l’équipe des Résidences de la Gappe pendant une éclosion de COVID-19.
La paramédic Geneviève Cloutier a passées à soutenir l’équipe des Résidences de la Gappe pendant une éclosion de COVID-19.

D’une éclosion à la vaccination

Justine Mercier
Justine Mercier
Le Droit
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Les trois semaines que la paramédic Geneviève Cloutier a passées à soutenir l’équipe des Résidences de la Gappe pendant une éclosion de COVID-19, lors de la première vague de la pandémie, ont été «vraiment difficiles». Cela ne l’empêche pas de vouloir contribuer à nouveau, cette fois en aidant à la campagne de vaccination.

Le manque de personnel et l’isolement des aînés pris au cœur d’une éclosion d’un virus qu’on connaissait encore très peu ont sauté aux yeux de Geneviève Cloutier lorsqu’elle est débarquée aux Résidences de la Gappe, au printemps 2020.

«Ce n’était pas facile, se souvient-elle. C’était vraiment difficile de voir les conditions de gens, de voir qu’il manquait de monde, qu’il manquait de ressources. Ça a été très dur sur le moral.»

Mme Cloutier a effectué des quarts de nuit aux Résidences de la Gappe. En zone rouge, elle a vu des aînés qui en étaient à leurs derniers moments. D’autres étaient frappés par la solitude.

«J’ai trouvé ça très difficile de voir des personnes qui ont été peut-être mises un peu de côté, raconte-t-elle. Parce que, par crainte peut-être d’être contaminé, on les laissait dans leur chambre. Ces gens-là se sont ramassés isolés [avec] des soins, sans le vouloir, peut-être un peu plus limités pour prévenir la propagation.»

Une fois de retour sur la route, Geneviève Cloutier était encore plus consciente «des dommages que ça peut faire» lorsque le virus cause des complications. La vigilance qui était de mise dès le début doit l’être tout autant aujourd’hui.

Paramédecine communautaire

Chef aux opérations responsable des communications à la Coopérative des paramédics de l’Outaouais (CPO), Marie-Ève Daoust a fait savoir que depuis le début de la pandémie, une trentaine d’employés de l’organisation ont été déployés en renfort dans des centres d’hébergement et de soins de longue durée ou des résidences privées pour aînés de la région.

Marie-Ève Daoust, chef aux opérations responsable des communications à la Coopérative des paramédics de l’Outaouais.

Une quarantaine d’employés de la CPO se sont aussi impliqués pour la réalisation des tests de dépistage de la COVID-19, ce qui représente un «prêt de services de plus de 8000 heures», a souligné Mme Daoust.

La campagne de vaccination de masse étant maintenant en branle, des dizaines de paramédics de la région ont reçu la formation pour y contribuer.

Geneviève Cloutier fait partie de la vingtaine de paramédics qui ont déjà commencé à aider aux efforts de vaccination. «Je pense que c’est du positif pour les gens», dit-elle en évoquant «une lumière au bout du tunnel» et «un petit baume» sur tout ce qui se passe depuis que la COVID-19 a tout fait basculer.

Pour la CPO, l’implication dans la lutte au virus a mis en lumière l’ampleur du «champ d’expertise des paramédics», expose Mme Daoust. «C’est important de garder cette polyvalence-là», dit-elle.

Le déploiement à plus grande échelle de la «paramédecine communautaire» pourrait ainsi se faire en dehors du contexte pandémique, ajoute-t-elle, entre autres lors des campagnes annuelles de vaccination contre l’influenza