Le bilan pour l'Outaouais est passé vendredi à un total de 18 cas, soit deux de plus que la veille.
Le bilan pour l'Outaouais est passé vendredi à un total de 18 cas, soit deux de plus que la veille.

Deux employés de l’Hôpital de Hull infectés, 11 autres en isolement

Un deuxième employé de l’Hôpital de Hull est atteint de la COVID-19, a annoncé vendredi le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO), ce qui a forcé l’organisation à mettre une dizaine de membres du personnel en isolement.

Le bilan pour l’Outaouais est passé vendredi à un total de 18 cas, soit deux de plus que la veille. Aucun décès n’est à déplorer dans la région.

Là où le bât blesse particulièrement, c’est qu’un autre employé de l’Hôpital de Hull a contracté la COVID-19. «Afin d’éviter toute propagation et de prendre les mesures nécessaires pour protéger le personnel en place, nous avons mis 11 employés en isolement», a fait savoir la présidente-directrice générale du CISSSO, Josée Filion, lors d’un point de presse virtuel organisé vendredi après-midi. Elle assure qu’ils vont tous «bien» pour l’instant.

Cette situation a forcé l’organisation à mettre en place un plan de contingence afin de pouvoir continuer à soigner la population à l’Hôpital de Hull. «Plusieurs employés venant d’autres installations sont et seront déployés pour soutenir notre offre de services», a indiqué Mme Filion.

Le CISSSO a tenu une conférence de presse virtuelle vendredi pour faire le point sur la COVID-19 en Outaouais.

Il avait été confirmé plus tôt cette semaine par le président du Syndicat des professionnelles en soins de l’Outaouais, Patrick Guay, que le premier employé de l’Hôpital de Hull à avoir contracté la COVID-19 travaillait à l’urgence. «Ce serait aussi un de nos membres à l’urgence» dans le cas du deuxième employé, a indiqué M. Guay vendredi.

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Josée Filion a pour sa part précisé que des enquêtes sont en cours pour communiquer avec toutes les personnes – médecins, membres du personnel ou patients – ayant été en contact avec les employés infectés.

Le CISSSO met aussi en place «des zones de traitement et de prise en charge» pour affronter la crise. Des chapiteaux ont d’ailleurs déjà fait leur apparition à cette fin près de certains centres hospitaliers.

Les zones froides seront dédiées aux patients qui se présentent à l’urgence pour toute autre raison que la COVID-19, par exemple pour des douleurs abdominales ou des fractures, a illustré Mme Filion.


« Afin d’éviter toute propagation et de prendre les mesures nécessaires pour protéger le personnel en place, nous avons mis 11 employés en isolement »
Josée Filion

Les zones tièdes serviront aux cas suspectés de COVID-19, tandis que les zones chaudes seront réservées aux cas confirmés.

«L’objectif est de mieux circonscrire le trajet des patients afin de limiter la propagation au sein de nos installations, a souligné la PDG du CISSSO. Toutes les personnes qui se présentent pour toute autre situation que la COVID-19 seront mises dans un endroit séparé.»

Alors que plusieurs résidents de la région attendent le résultat de leur test de dépistage depuis plus d’une semaine – voire deux semaines dans certains cas –, Josée Filion dit comprendre que cela puisse «anxiogène». Elle réitère toutefois que les résultats sont transmis «dans les meilleurs délais» et que les personnes en attente doivent continuer de respecter les consignes d’isolement.

Pour l’instant, le CISSSO affirme ne pas avoir besoin d’ouvrir une deuxième clinique désignée pour les tests de dépistage.  Tous les cas confirmés jusqu’à présent proviennent de la zone urbaine, a-t-elle aussi indiqué, en soulignant que les personnes infectées ont tout de même possiblement circulé ailleurs dans la région avant l’apparition de leurs symptômes.

Mme Filion a par ailleurs fait savoir que des démarches sont en cours pour que les uniformes des employés de certains secteurs comme l’urgence, les soins intensifs et les zones chaudes puissent être lavés par le service de buanderie du CISSSO afin de limiter les risques de propagation.