La Fédération des policiers et policières municipaux du Québec (FPMQ) déplore que ses membres, dont ceux de Gatineau, ne soient pas rémunérés «en bonne et due forme» lorsqu’ils sont placés en retrait préventif à cause de la COVID-19.
La Fédération des policiers et policières municipaux du Québec (FPMQ) déplore que ses membres, dont ceux de Gatineau, ne soient pas rémunérés «en bonne et due forme» lorsqu’ils sont placés en retrait préventif à cause de la COVID-19.

Des policiers en quarantaine demandent leur plein salaire

La Fédération des policiers et policières municipaux du Québec (FPMQ) déplore que ses membres, dont ceux de Gatineau, ne soient pas rémunérés «en bonne et due forme» lorsqu’ils sont placés en retrait préventif à cause de la COVID-19.

Les policiers qui ont été en contact avec des porteurs de la COVID-19 (ou qui ont des doutes de l’avoir été) doivent s’isoler à la maison pendant 14 jours.

Selon la FPMQ, il est injuste que certaines municipalités ne paient pas le salaire entier du policier qui a dû se mettre en quarantaine. Son président, François Lemay, déplore que les policiers doivent piger dans leur banque de congés de maladie (les trois premiers jours d’absence) en attendant le paiement du salaire par l’assurance collective en vigueur.

Dans ces circonstances, les policiers reçoivent entre 85 et 100% de leur salaire, a précisé lundi le Service des communications de la Ville.

La Ville de Gatineau a précisé par écrit, lundi, que «l’ensemble des policiers qui doivent s’isoler de façon préventive pour des raisons reliées au travail est rémunéré. Il n’existe donc aucun cas de policier en isolement préventif ne recevant aucune rémunération.»

«Selon les motifs qui justifient l’isolement, poursuit la Ville, certains sont rémunérés à 100% par l’employeur, d’autres sont indemnisés à 85% via le régime d’assurances collectives, et ce, après le délai de carence de trois jours (...) Chaque cas est analysé en fonction des règles applicables.»

La Fédération considère cette réalité comme étant injuste. «Nos policiers sont sur la ligne de front, tous les jours, rajoute M. Lemay. Nous ne demandons pas de prime. On demande que nos membres puissent recevoir leur salaire entier, sans être pénalisés par la nature de leur travail.»

La FPMQ craint que les compagnies d’assurances modifient leurs critères pour verser les primes. «Le policier en retrait préventif n’a pas de diagnostic de COVID-19. On craint que certains policiers ne reçoivent plus son dédommagement parce qu’il n’est pas considéré comme étant malade.»

Ailleurs en province, les corps de police de Saint-Jean-sur-Richelieu, Mercier, Mirabel, Richelieu/Saint-Laurent, Saint-Eustache et Thérèse de Blainville sont dans la même situation.

La FPMQ demande au ministère de la Sécurité publique d’émettre une directive claire pour l’ensemble des policiers de la province.

La situation est différente à la MRC des Collines, où tous les policiers reçoivent leur plein salaire, a mentionné M. Lemay.