Josée Landry, à gauche et Sylvie Villeneuve accueillent les volontaires.
Josée Landry, à gauche et Sylvie Villeneuve accueillent les volontaires.

Dépistage de la COVID-19: DECOPA cherche 100 volontaires de plus à l’UQTR

Trois-Rivières — Les scientifiques de l’UQTR impliqués dans le projet DECOPA demandent la participation d’une centaine de volontaires de plus d’ici vendredi midi pour mener à bien leur recherche.

Rappelons que DECOPA a créé une clinique de dépistage de la COVID-19 chez les personnes asymptomatiques. Ils veulent déterminer si les personnes asymptomatiques ou présymptomatiques sont contagieuses.

Les chercheurs se limitent aux employés de l’UQTR pour réaliser leur démarche. Dès mardi, 70 rendez-vous étaient déjà pris et 200 personnes étaient en attente.

À la fin de la journée, jeudi, 295 personnes avaient passé le test et il ne reste que vendredi matin pour lever la main.

Les chercheurs ont besoin de 100 nouveaux participants de l’UQTR pour compléter leurs travaux.

«On invite les gens à participer puisque nos résultats sont intéressants et pour avoir des conclusions encore plus solides», explique la professeure Lyne Cloutier du département des sciences infirmières qui participe activement à ce projet.

La professeure Cloutier croit que les résultats pourront être présentés à la Santé publique dès le début ou le milieu de la semaine prochaine. Les résultats seront annoncés à la population par la suite, dit-elle.

Cette dernière répète que cette recherche «n’est qu’une partie du puzzle et non la réponse, mais c’est quand même la première réponse qu’on a au Canada de ce type-là», souligne-t-elle.

«Quand on voit qu’on est en train de commencer un déconfinement à certains endroits, c’est le genre de réponse qui peut aider à la réflexion globale», fait-elle valoir sans toutefois donner d’aperçu de ce qui sera présenté à la Santé publique au cours des prochains jours.

Mme Cloutier rappelle que cette recherche est faite en fonction de la population du Québec qui est confinée. «Ça donne un écho de ce qui s’est passé dans une population qui est semi-confinée parce que certains sortent. Ça va donner de l’information sur notre monde», dit-elle.

Pour ce qui est du déconfinement progressif qui se pointe lentement à l’horizon, la professeure en sciences infirmières indique «qu’on a une équipe de Santé publique qui prend les choses à cœur. C’est intéressant parce qu’ils n’ont pas d’impératifs économiques en tête lorsqu’ils prennent leurs décisions. Moi, je suis rassurée de voir leur prudence. J’ai confiance que ça va être les bonnes décisions. Est-ce qu’à titre d’être humain, il ne me reste pas une crainte parce que je n’ai jamais vécu de pandémie avant? Certainement», reconnaît-elle. «Mais comme scientifique, je suis rassurée par le travail qui est fait par la Santé publique», dit-elle.