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À l'heure où les équipes médicales de l'Outaouais se préparent à la possibilité de devoir faire des choix déchirants pour déterminer qui aura accès aux soins intensifs, la situation est suffisamment sous contrôle pour que l'Hôpital de Hull puisse accueillir des patients provenant de régions où le manque de lits se fait sentir.
À l'heure où les équipes médicales de l'Outaouais se préparent à la possibilité de devoir faire des choix déchirants pour déterminer qui aura accès aux soins intensifs, la situation est suffisamment sous contrôle pour que l'Hôpital de Hull puisse accueillir des patients provenant de régions où le manque de lits se fait sentir.

COVID-19: Un patient de la région de Montréal transféré au CISSSO [VIDÉO]

Justine Mercier
Justine Mercier
Le Droit
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À l'heure où les équipes médicales de l'Outaouais se préparent à la possibilité de devoir faire des choix déchirants pour déterminer qui aura accès aux soins intensifs, la situation est suffisamment sous contrôle pour que l'Hôpital de Hull puisse accueillir des patients provenant de régions où le manque de lits se fait sentir.

Sur la quarantaine de lits de l'Hôpital de Hull qui peuvent actuellement accueillir des patients atteints de la COVID-19 aux prises avec des complications, il y en avait 22 qui étaient occupés, mardi. Dans ce contexte, le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO) est prêt à recevoir des patients en provenance de régions où la situation est plus critique.

«Nous sommes prêts à porter assistance à d'autres régions de la province qui nous feraient la demande, a indiqué en point de presse le directeur des services professionnels du CISSSO, le Dr Nicolas Gillot. […] Nos équipes sont déjà prêtes à répondre à ces besoins-là. Nous avons d'ailleurs reçu un patient des environs de Montréal dans les derniers jours.»

82 lits

Actuellement, le CISSSO est en mesure de faire grimper à 60 lits la capacité des unités COVID-19 de l'Hôpital de Hull. Un plan avait aussi été établi, à l'automne, pour monter à 82 lits.

Le Dr Gillot a précisé que la population de l'Outaouais ne doit toutefois «définitivement» pas craindre de manquer de lits à cause de la disponibilité actuelle pour recevoir des patients d'ailleurs.

Une coordination des lits COVID se fait à l'échelle provinciale. «On est dans un effort de solidarité provinciale qui dépasse les enjeux régionaux, a souligné le Dr Gillot. Quand on a eu la période difficile au mois de novembre, d'autres régions étaient prêtes à nous [soutenir] si nécessaire.»

Évolution difficile à prévoir

L'évolution de la situation n'est toutefois pas facile à prédire. L'automne dernier, «en l'espace de trois jours, on est passé de 26 patients admis [dans les unités COVID-19] à 45 patients admis», a rappelé le Dr Gillot.

En ce moment, les équipes du CISSSO attendent de voir quel sera «l'impact des Fêtes sur la région», puisqu'entre le moment où une personne reçoit un diagnostic de COVID-19 et celui où une hospitalisation devient nécessaire, il s'écoule une moyenne de sept à dix jours.

«On vit à ce moment-ci une phase descendante, mais peut-être que dans quelques jours, on va de nouveau être en phase ascendante en termes de besoins d'hospitalisations», a mentionné le directeur des services professionnels du CISSSO.

Des choix déchirants à faire?

Le Dr Gillot a rappelé que les plus récentes consignes provinciales visent à ce que le réseau puisse «soigner un maximum de patients et à ne pas avoir besoin d'utiliser le protocole de priorisation d'accès aux soins intensifs».

Le délestage des activités non urgentes a aussi comme objectif de libérer des ressources humaines en raison de l'évolution des besoins découlant de la crise sanitaire.

Le protocole qui vise à déterminer quels patients pourront être traités si les besoins en soins intensifs dépassent les capacités est déjà établi. Des formations et des simulations ont eu lieu. Ce qu'il reste à mettre en place dans la région, c'est un plan de soutien psychologique, «tant pour les équipes soignants que pour les familles», a fait savoir le Dr Gillot.

Avec son chapeau «de médecin d'urgence qui a une formation en médecine de catastrophe», le Dr Gillot souligne que «l'impact psychologique est majeur» lorsque des choix déchirants doivent être faits. «Si on peut éviter d'arriver au protocole de priorisation, on va se donner tous les moyens pour le faire, parce que je pense que personne n'a envie d'en arriver là.»