Depuis lundi, le centre de dépistage de Rockland n’accepte que les résidents des Comtés unis de Prescott et Russell, de Cornwall ou des Comtés unis de Stormont, Dundas et Glengarry.
Depuis lundi, le centre de dépistage de Rockland n’accepte que les résidents des Comtés unis de Prescott et Russell, de Cornwall ou des Comtés unis de Stormont, Dundas et Glengarry.

COVID-19: peu d’option pour se faire dépister en banlieue d’Ottawa

Difficile de se faire dépister pour la COVID-19 lorsqu’on habite en banlieue d’Ottawa, constate une citoyenne de Cumberland.

Marie-France Larocque et son mari, deux résidents du quartier Cumberland, doivent se faire dépister régulièrement pour la COVID-19 afin de pouvoir visiter leurs parents en résidence pour personnes âgées.

Faute d’avoir une clinique de dépistage dans son quartier, Mme Larocque se faisait tester au centre de Rockland, à une quinzaine de minutes de voiture de chez elle. «La première fois, je n’ai pas eu de problème. On a eu un rendez-vous assez rapidement. Je suis collée sur Rockland et ils sont vraiment bien organisés. Ça allait vraiment bien», souligne-t-elle.

Mais depuis lundi, le centre de dépistage de Rockland n’accepte que les résidents des Comtés unis de Prescott et Russell, de Cornwall ou des Comtés unis de Stormont, Dundas et Glengarry. Par courriel, le Bureau de santé de l’est de l’Ontario a confirmé que la clinique de Rockland, qui est exploitée par l’équipe de santé familiale locale, fait présentement face à une pénurie de personnel et doit donc réduire sa capacité de dépistage pour une durée indéterminée.

Pour Mme Larocque, cette situation crée tout un casse-tête. «S’ils sont très occupés, c’est qu’il y a une demande. Il y a beaucoup de résidences de personnes âgées dans le coin qui exigent [un dépistage fréquent]. Je ne comprends pas qu’on n’a pas plus de facilité à se faire tester.»


« Il faut quasiment prendre une journée de congé pour aller se faire tester. Ça n’a pas de sens. »
Marie-France Larocque

Peu d’alternatives

Les autres options qui s’offrent à Marie-France Larocque, qu’elles soient à Ottawa ou dans l’Est ontarien, ne sont pas plus alléchantes. «L’autre endroit possible c’est la clinique de dépistage à Brewers Park, à l’autre bout d’Ottawa pour nous. Et ça c’est 3h d’attente, même si tu arrives tôt le matin. Il faut quasiment prendre une journée de congé pour aller se faire tester. Ça n’a pas de sens.»

Lors d’un appel avec la Santé publique de l’Ontario, Mme Larocque s’est également fait conseiller de se rendre à la clinique de Cornwall ou d’Alexandria. «C’est loin!», déplore-t-elle. Il s’agit en effet d’un trajet d’une heure de route ou plus, dans les deux cas. «Ce sont des tests qu’on doit avoir régulièrement pour rentrer dans les résidences, ce n’est pas un choix. Ce n’est pas parce qu’on a des symptômes. C’est pour voir ma famille.»

L’une des dernières options, et non la moindre, est le centre de dépistage de Casselman. Là aussi, la situation laisse Mme Larocque perplexe. En effet, le BSEO continue de permettre un maximum de 200 examens de dépistages quotidiens dans cette clinique. Bien que les Ottaviens y soient encore les bienvenus, la barre des 200 tests est souvent atteinte très tôt en journée.

Espérant remédier à la situation prochainement, le BSEO indique présentement collaborer avec ses partenaires d’Ottawa et de la région afin de les aider gérer les nombres accrus de dépistage temporairement, jusqu’à ce qu’un centre soit ouvert dans l’est d’Ottawa.

Santé publique Ottawa n’a pas confirmé ou infirmé directement vendredi si une clinique de dépistage devait bel et bien ouvrir prochainement dans l’est de la ville. Mais l’organisation se dit consciente du temps d’attente qui peut être important dans les cliniques existantes, selon l’heure de la journée ou le jour de la semaine. Par courriel, la SPO indique vouloir ajuster sa capacité de dépistage pour répondre à la demande croissante «grâce à l’augmentation du personnel et des heures d’ouverture, ainsi que la planification de sites supplémentaires» et que «ces ajustements seront mis en œuvre dans les semaines à venir.»