L'Outaouais a franchi la barre des 500 cas confirmés de COVID-19 depuis le début de la pandémie.
L'Outaouais a franchi la barre des 500 cas confirmés de COVID-19 depuis le début de la pandémie.

COVID-19: l'Outaouais dépasse la barre des 500 cas confirmés

L'Outaouais a franchi mardi la barre des 500 cas confirmés de COVID-19 depuis le début de la pandémie. La région doit maintenant affronter une vague de chaleur, avec toutes les contraintes découlant des directives de la santé publique pour limiter la propagation du virus.

Avec 11 nouveaux cas ayant été rapportés mardi, la région compte maintenant un total de 505 résidents ayant reçu un diagnostic de COVID-19 depuis le début de la crise.

Aucun des 70 nouveaux décès annoncés mardi pour l'ensemble du Québec n'est survenu en Outaouais, où la pandémie a jusqu'à présent fait 13 victimes.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO) a rapporté mardi que 83 de ses employés ont été infectés depuis le début de la crise. Trente-huit d'entre eux sont maintenant guéris.

Toujours en date de mardi, le centre désigné COVID-19 de l'Hôpital de Hull comptait 12 patients alités, dont un aux soins intensifs.

Canicule

La chaleur qui s'abat sur la région complique les choses sur le terrain. Au Syndicat des professionnelles en soins de l'Outaouais (SPSO), le président Patrick Guay dit avoir déjà reçu plusieurs courriels de ses membres.

Le président du Syndicat des professionnelles en soins de l'Outaouais, Patrick Guay

«Ils ont attaché les palettes des ventilateurs avec des 'tie-wraps' et ils ont mis des plastiques par-dessus les climatiseurs, a indiqué M. Guay. […] Les gens dégouttent. Il ne faut pas se toucher le visage et le masque, et avec les gants et une jaquette en plus, c'est l'enfer.»La directrice du soutien à l'autonomie des personnes âgées du CISSSO, Judith Daoust, n'a pas pu confirmer ou infirmer ces informations, mardi après-midi. Elle a tout de même précisé que les équipes du CISSSO «sont à pied d'oeuvre» pour démarrer les climatiseurs centraux dans les différentes installations. L'installation d'appareils de climatisation aux fenêtres des usagers qui payent pour en avoir un se fera «dans les prochains jours», a indiqué Mme Daoust. Les ventilateurs devront quant à eux être orientés de manière à limiter toute contamination, a-t-elle aussi précisé.
L'utilisation des espaces communs pour rafraîchir les usagers ne pourra se faire comme avant, en raison des consignes de distanciation physique en vigueur.
Le SPSO s'inquiète tout de même pour ses membres, mais aussi pour les usagers. En raison des mesures visant à prévenir la propagation de la COVID-19, les aires communes climatisées des centres d'hébergement ne peuvent plus servir à accueillir en même temps de nombreux résidents dont les chambres ne sont pas climatisées, expose M. Guay. Dans ce contexte, le président du SPSO ne serait «pas surpris» qu'il y ait des décès dans les centres d'hébergement, où certains résidents peuvent éprouver des problèmes pulmonaires même sans avoir contracté la COVID-19.

directrice régionale de la santé publique par intérim, Dre Brigitte Pinard

La Dre Brigitte Pinard, directrice régionale de la santé publique par intérim, a pour sa part rappelé les consignes à suivre pour la population en période de canicule. Il importe notamment de d'hydrater fréquemment, même sans ressentir la soif, a-t-elle rappelé. Pour les gens n'ayant pas accès à un endroit climatisé, une débarbouillette d'eau froide peut être utilisée pour se rafraîchir.