Les services de familles d’accueil et d’aide à l’enfance et de l’Est ontarien n’ont été que très peu affectés par la pandémie de la COVID-19 indique l’organisme communautaire Valoris de Prescott-Russell.
Les services de familles d’accueil et d’aide à l’enfance et de l’Est ontarien n’ont été que très peu affectés par la pandémie de la COVID-19 indique l’organisme communautaire Valoris de Prescott-Russell.

COVID-19: Les services à l’enfance toujours accessibles, dit Valoris

Les services de familles d’accueil et d’aide à l’enfance et de l’Est ontarien n’ont été que très peu affectés par la pandémie de la COVID-19 indique l’organisme communautaire Valoris de Prescott-Russell.

En date du 31 mars dernier, 84 familles d’accueil étaient prêtes à héberger un enfant dans cette région, contre 92 familles à pareille date en 2019. Quelques mois plus tard, le 30 juin 2020, seulement quatre familles de moins étaient disponibles comparativement à 2019, soit 85.

«Le volume de signalements a diminué un peu parce qu’un des gros environnements de signalements est l’environnement scolaire. Présentement, les enfants ne sont pas à l’école et ils font face à d’autres défis», souligne la directrice des services cliniques chez Valoris, Beverly Reitsma. «C’est normal considérant les circonstances.»

Selon elle, la légère diminution du nombre de familles d’accueil disponibles ne serait même pas liée à la COVID-19 et aurait débuté même avant que la pandémie ne frappe. «On est restés sensiblement le même volume de demandes qui entraient et le même nombre de familles d’accueil. On a dû s’ajuster, donner des formations en ligne, des entrevues virtuelles. Des fois [c’est simplement] le processus d’évaluation [des familles] qui a été un petit peu plus long», indique-t-elle.


« Reprendre la routine, après une si longue absence et isolement, on s’attend à observer des défis en termes de comportement de stress chez les jeunes. »
Beverly Reitsma

Il a tout de même été primordial d’effectuer une sensibilisation massive auprès des familles et des autorités concernées pendant ces temps difficiles, ajoute Mme Reitsma. Hors de question de laisser de côté même un seul enfant pendant la pandémie.

L’organisme Valoris s’est ainsi d’ailleurs assuré que tous les enfants placés en famille d’accueil sous sa gouverne aient accès au matériel informatique adéquat pour poursuivre leur année scolaire et a offert des paniers alimentaires aux familles d’accueil dans le besoin.

De plus, aucun enfant atteignant l’âge de la majorité n’aura à cesser de bénéficier des services d’aide à l’enfance pour toute la durée de la pandémie, même s’il ne répond plus aux critères.

La rentrée inquiète

«Je n’ai pas de boule de cristal, mais on pourrait s’attendre [à une recrudescence des signalements] à la rentrée. Reprendre la routine, après une si longue absence et isolement, on s’attend à observer des défis en termes de comportement de stress chez les jeunes. Reprendre une routine structurée risque de faire réagir certains enfants et certaines familles», souligne la directrice.

Selon elle, la décision finale quant au modèle de retour à l’école choisi pour l’automne sera un élément décisif pour plusieurs familles déjà fragiles. «Ça pourrait être des signalements, mais je vous parle aussi d’anxiété des parents face au retour à l’école», ajoute-t-elle. «On attend patiemment la décision du modèle de retour à l’école».

Les conseils scolaires doivent d’ailleurs prendre leur décision à cet effet au cours des prochaines semaines.