Le Collège des médecins rappelle aux médecins que leurs obligations déontologiques tiennent toujours «même lorsqu’ils s’expriment d’un point de vue personnel» sur les médias sociaux.
Le Collège des médecins rappelle aux médecins que leurs obligations déontologiques tiennent toujours «même lorsqu’ils s’expriment d’un point de vue personnel» sur les médias sociaux.

COVID-19: les médecins sommés de faire attention à ce qu’ils disent sur Twitter

Le Collège des médecins a servi un avertissement aux médecins québécois qui parlent de la COVID-19 sur les réseaux sociaux : nier l’importance du virus, ou inciter les citoyens à se déconfiner rapidement, va non seulement à l’encontre des directives de santé publique, mais aussi de leur Code de déontologie.

Il les invite donc à la prudence lorsqu’ils écrivent des commentaires sur Twitter ou Facebook.

Ce rappel a été diffusé mercredi par communiqué.

Le Collège affirme avoir été avisé par sa Direction des enquêtes que des médecins utilisaient les médias sociaux pour faire connaître leurs opinions dans le contexte de la pandémie de COVID-19.

Il rappelle ainsi aux médecins que leurs obligations déontologiques tiennent toujours «même lorsqu’ils s’expriment d’un point de vue personnel» sur les médias sociaux.

Il ne saurait donc être question d’utiliser ces plateformes de communication pour exprimer des avis ou diffuser des messages inadéquats ou contraires aux normes scientifiques, précise le Collège.

Il rapporte que des déclarations ont notamment été publiées sur Twitter par des médecins qui niaient l’importance du virus, ou qui incitaient à un déconfinement rapide, «ce qui va à l’encontre des directives de santé publique», tranche-t-il.

Le Code de déontologie des médecins prévoit que lorsqu’ils émettent des opinions médicales dans un média d’information, elles doivent être conformes aux données actuelles de la science médicale sur le sujet. S’il est question d’une nouvelle méthode diagnostique ou de traitement insuffisamment éprouvés, les médecins doivent mentionner «les réserves appropriées».