Plusieurs municipalités de l’Est ontarien nagent dans l’incertitude alors que s’amorcent dans les prochains jours les débuts des inscriptions pour plusieurs camps d’été.
Plusieurs municipalités de l’Est ontarien nagent dans l’incertitude alors que s’amorcent dans les prochains jours les débuts des inscriptions pour plusieurs camps d’été.

COVID-19: les camps de jour de l’Est ontarien dans l’incertitude

Plusieurs municipalités de l’Est ontarien nagent dans l’incertitude alors que s’amorcent dans les prochains jours les débuts des inscriptions pour plusieurs camps d’été.

Pour Marc Léveillé, agent aux communications et au marketing à la municipalité de La Nation, c’est très difficile d’essayer de planifier quoique ce soit pour les camps de jours, alors que les municipalités sont toujours en attente de décisions annoncées par les différents paliers de gouvernement.

«En ce moment, c’est compliqué. On continue de suivre les consignes des autorités que ce soit municipal, provincial ou fédéral. Tout ce qu’on peut faire c’est se préparer pour une annonce éventuelle. [...] Dès qu’on a une idée qu’on va pouvoir aller de l’avant avec certaines restrictions, on va pouvoir [embaucher des animateurs et des employés]. Mais pour l’instant on est dans l’incertitude de ce côté-là».

Contrairement aux années antérieures, la municipalité La Nation n’acceptera de paiement initial lors des inscriptions aux camps de jour qui débuteront cette semaine.

Elle s’assurera simplement d’aviser les parents qui inscrivent leurs enfants qu’il est possible que tout doive être annulé au dernier instant, souligne M. Léveillé.

«On ne sait pas quand ça va commencer, ni si ça va commencer. [...] Dans le pire des scénarios, on annule tout ça, carrément. Si les autorités nous disent que les camps de jours auront lieu avec telle ou telle restriction, au moins avec les inscriptions on va avoir pris une certaine avance. C’est vraiment tout ce qu’on peut faire.»

Même écho du côté du Groupe Kawabunga, qui offre des camps de jour aux enfants de 4 à 16 ans dans plusieurs secteurs des Comtés unis de Prescott et Russell.

«En ce temps d’incertitude, nous tentons de nous adapter comme tout autre organisme. La situation évolue constamment et les mesures mises en places par le gouvernement peuvent changer rapidement», soulève le directeur de l’organisation Alexandre Bisson par courriel.

Et les enfants?

Julie Bougie-Ballem, une enseignante de l’Est ontarien, inscrit son fils dans un camp de jour d’été de Cornwall depuis maintenant quatre ans. Elle espère que les camps pourront se dérouler comme prévu cette année, alors qu’il s’agit d’une opportunité pour son fils de se faire des amis.

Elle ajoute que les mesures de distanciations sociales actuelles complexifient d’autant plus les relations interpersonnelles entre les jeunes.

«Mon enfant est un enfant unique. C’est très important pour sa socialisation que [les camps de jour] arrivent à l’été. On a deux petits voisins juste à côté de chez nous. C’est l’enfer. Nos terrains communiquent, mais nos enfants ne peuvent même pas s’amuser ensemble».

Marc Léveillé est du même avis, mais est conscient que la COVID-19 est un obstacle important. «Les jeunes ont besoin de camp de jour plus que jamais, mais on ne le fera pas au détriment de la santé. Jamais. [...] On peut simplement souhaiter aux enfants que les camps de jours aient lieu. Que les enfants pourront sortir de la maison et se rassembler. Souhaitons-le.»

Marc Léveillé souligne d’ailleurs que des discussions sont en cours au sein de la municipalité afin de prévoir les façons dont les camps de jour pourraient se dérouler en contexte de pandémie. «On essaie de s’ajuster. Ce n’est pas facile.»

Sans une annonce claire des barèmes, difficile de s’arrêter sur un plan précis, souligne-t-il. Même dans l’optique que les camps aient lieu, la réorganisation du calendrier prévu au préalable sera ardue.

«On nage un peu dans l’inconnu comme des milliers et des millions de personnes. [...] Les visites au musée, est-ce que ce genre d’activités va pouvoir avoir lieu ? On ne le sait pas! Le plan d’activités change. C’est notre réalité.»