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COVID-19: le CISSSO en état de «grande alerte» [VIDÉO]

Justine Mercier
Justine Mercier
Le Droit
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Confronté à une flambée des cas de COVID-19, le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO) fonctionne en mode «grande alerte» afin de répondre aux besoins grandissants pour les enquêtes épidémiologiques et les tests de dépistage, le tout avec des ressources humaines limitées.

La présidente-directrice générale adjointe du CISSSO, France Dumont, est de toute évidence préoccupée par la forte tendance à la hausse du nombre de cas de COVID-19 détectés dans la région depuis une semaine.

«On ne peut pas passer sous silence ce qui nous frappe actuellement, a-t-elle mentionné jeudi soir lors de la rencontre du conseil d'administration du CISSSO. […] Nous avons plus de 50 cas par jour dans les derniers jours, alors c'est une situation de grande alerte qui a beaucoup d'impacts, alors nous devons travailler à restreindre cette contamination.»

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Mme Dumont a fait savoir que le taux de positivité des tests de dépistage de la COVID-19 effectués dans la région, qui se situait à 3,7% la semaine dernière, atteint maintenant 5,7%. «Le virus est là et nous sommes à la pointe d'une troisième vague», a-t-elle dit.

La plus forte transmission du virus se fait aussi sentir dans les urgences de la région, qui reçoivent de plus en plus de personnes infectées, a indiqué Mme Dumont lors d'une entrevue après la rencontre du conseil d'administration.

Dépistage

La demande à la hausse pour les tests de dépistage a nécessité l'ajout de 350 plages horaires. Le CISSSO a aussi élargi les heures pendant lesquelles les tests peuvent être effectués dans certains centres de dépistage.

Une offre de dépistage distincte a aussi été mise en place pour les travailleurs de la santé et leur famille, a indiqué Mme Dumont après la rencontre du conseil d'administration.

Le CISSSO a encore une petite marge de manœuvre pour accroître l'offre de dépistage. Au besoin, il y a un peu d'espace pour le faire dans les locaux du centre de dépistage de La RessourSe, dans le secteur Hull.

«C'est certain que si on voit que ça continue d'augmenter et qu'on n'arrive pas, [...] on va ajouter des places quelque part, assure Mme Dumont. Ça va être où? Je ne le sais pas, mais on va ajouter des places, parce qu'on ne peut pas ne pas dépister. […] C'est sûr qu'on n'a pas pris le temps de tout planifier, mais on sait qu'on peut développer quelques places encore au niveau de La RessourSe.»

Le CISSSO continue aussi les démarches pour réduire le délai d'Attente pour l'obtention des résultats des tests de dépistage. Mme Dumont a indiqué jeudi que 80% des analyses sont maintenant effectuées «à l'intérieur de 48 heures» et qu'il n'y a plus aucun dossier en attente depuis cinq jours ou plus.


« Le virus est là et nous sommes à la pointe d'une troisième vague. »
France Dumont, PDG adjointe du CISSSO

Des ressources humaines «sous grande tension»

La situation actuelle génère une forte pression sur les ressources humaines du CISSSO, qui doit aussi s'assurer d'avoir le personnel nécessaire pour la campagne de vaccination de masse contre la COVID-19.

La pénurie de main-d'oeuvre demeure une «difficulté majeure» pour le CISSSO, admet sa présidente-directrice générale adjointe. Pendant que des employés actuels effectuent des heures supplémentaires pour répondre aux besoins, le CISSSO tente de dénicher des renforts. «Mais là, des gens à la retraite, on n'en a plus, ils sont tous au travail, a fait savoir Mme Dumont. […] C'est fragile. Les ressources humaines, actuellement, sont sous tension. Sous grande tension.»

Encore du délestage?

Alors que le CISSSO «était en train de revenir un peu plus à la normale», l'organisation est aujourd'hui contrainte de «freiner» les démarches visant à rattraper le retard accumulé par tout le délestage d'activités qui a eu lieu depuis le début de la pandémie. Le CISSSO doit ainsi «ajuster» ses ressources «pour être capable de faire face à la demande de soins et services générée par la COVID», a expliqué Mme Dumont.

Même si «la pression est grande à l'interne», Mme Dumont ne peut pas encore dire si une nouvelle phase de délestage sera nécessaire. «Chose certaine, c'est que ces jours-ci, on n'augmentera pas nos activités, a-t-elle ajouté. […] Mais on va essayer de les maintenir le plus possible, et on va s'ajuster selon ce qu'on est capable de faire.»