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Le portrait de l'évolution de la pandémie dressé par les autorités régionales est loin d'être reluisant.
Le portrait de l'évolution de la pandémie dressé par les autorités régionales est loin d'être reluisant.

COVID-19: le CISSSO «cherche à regagner le contrôle de la situation» [VIDÉOS]

Justine Mercier
Justine Mercier
Le Droit
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Avec une hausse «inévitable» des hospitalisations causées par la COVID-19 qui se pointe à l'horizon et un portrait épidémiologique qui se fait à retardement à cause des délais observés pour le dépistage, les autorités du réseau de la santé de l'Outaouais cherchent «à regagner le contrôle de la situation».

Encore une fois cette semaine, le portrait de l'évolution de la pandémie dressé par les autorités régionales est loin d'être reluisant. Et la hausse record de 178 cas enregistrée dans le bilan de mercredi est loin de laisser présager une amélioration rapide.

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La directrice régionale de la santé publique, la Dre Brigitte Pinard, a fait savoir mercredi que l'Outaouais compte maintenant une soixantaine d'éclosions actives : 28 en milieu scolaire, 19 en milieu de travail, 10 en milieu communautaire, six en milieu de soins ou d'hébergement et six en services de garde. «L'ensemble des indicateurs de la semaine dernière affichent des augmentations très importantes par rapport à la semaine précédente», a aussi souligné la Dre Pinard. Elle estime toutefois qu'il est encore «trop tôt» pour déterminer si les mesures spéciales d'urgence – la fermeture des écoles et des commerces non essentiels – pourront être remplacées par une zone rouge conventionnelle dès lundi prochain, comme c'est pour l'instant prévu tant pour Gatineau que pour la Municipalité régionale de comté (MRC) des Collines-de-l'Outaouais.

La Dre Pinard a aussi souligné que les résultats positifs qui rentrent actuellement «représentent, finalement, la transmission qui a eu lieu la semaine dernière ou […] auparavant», tout en reconnaissant que «pour maximiser l'efficacité des interventions», le délai le plus court possible est souhaitable pour le dépistage et l'obtention des résultats.

«On cherche à regagner le contrôle de la situation», a mentionné la Dre Pinard.

Absence de la PDG

La présidente-directrice générale du CISSSO, Josée Filion, est actuellement absente du travail, et ce depuis au moins le 25 mars. Le CISSSO a indiqué au Droit qu'elle «est absente pour des raisons personnelles», sans préciser si une date de retour a été fixée. «Toute l'équipe de direction du CISSSO travaille sans relâche et assure la gestion de la pandémie comme il se doit», assure par ailleurs l'organisation.

Comme ce fut le cas la semaine dernière, c'est donc la PDG adjointe, France Dumont, qui a expliqué mercredi quels sont les impacts de la situation actuelle sur les activités du CISSSO.

Dépistage

Mme Dumont a fait savoir qu'une certaine amélioration a été observée pour l'accès au dépistage. Les rendez-vous sont maintenant offerts dans un délai de 24 à 36 heures, alors que le CISSSO parlait d'une moyenne de 48 heures mardi.

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Pour la transmission des résultats, le CISSSO comptait mercredi environ 300 échantillons en attente depuis depuis plus de 48 heures. Il restait aussi 65 cas en attente depuis «plus de cinq jours», a mentionné Mme Dumont.

Deux autres «corridors» de service ont été ajoutés pour faire analyser des prélèvements à l'externe. Une telle façon de faire était déjà en place avec un laboratoire privé, de même qu'avec le Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine, à Montréal.

Hospitalisations et délestage

Le CISSSO comptait hier 38 hospitalisations COVID, dont 18 en «soins critiques». De ces 18 cas en soins critiques (une infirmière pour trois à quatre patients), cinq étaient aux soins intensifs (une infirmière pour un à deux patients). La moyenne d'âge de ces patients est actuellement de 66 ans en «médecine générale», et de 63 ans du côté des soins critiques.

France Dumont ne le cache pas: il est «inévitable» que la hausse des hospitalisations se poursuive en raison de l'explosion du nombre de cas rapportés dans la région. Le CISSSO doit augmenter sa capacité à 80 lits COVID, dont 30 pour les soins critiques.

«Advenant le cas où nous dépassions ce nombre-là, nous sommes évidemment en lien avec le mécanisme provincial pour référer les clientèles qui nécessiteraient des soins critiques vers une autre région», a-t-elle mentionné.

Toute cette réorganisation impose une nouvelle vague de délestage. Le CISSSO maintiendra les chirurgies urgentes et oncologiques, mais doit annuler environ 150 interventions chirurgicales par semaine, pour les deux prochaines semaines. La situation sera évidemment réévaluée d'ici la fin de ces deux semaines. Il est également possible que des activités en cliniques externes soient bousculées par le délestage, a ajouté Mme Dumont.